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Parce qu'il faut un début à tout [Terminé]

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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Jeu 16 Déc - 1:24

Andrew ayant prit peur de succomber à la tentation de rejoindre son ancien amant, ne savait plus vraiment à quel saint se vouer, et avait demander l'aide du journaliste. Il avait bien sûr aucune mauvaise pensée derrière cette demande. Juste le besoin d'être secouru, car il sentait qu'il allait sombré si on ne lui sortait pas la tête hors de l'eau. Sans vraiment comprendre d'abord pourquoi, le grand brun demanda combien de temps Braddley comptait rester à Sydney. D'après ce que l'infirmier avait compris de leur dernière conversation téléphonique, il pensait rester la semaine.

« Bon écoute ! Si tu veux je peux venir chez toi le temps que ça se calme. », proposa Derek. Andrew resta muet pour un temps vraiment surprit par cette proposition. Touché, il prit la parole : « C'est adorable de ta part, je sais pas quoi dire.» Son ami avait vraiment le cœur sur la main, et il avait l'impression légèrement d'abuser de sa gentillesse. Le journaliste avait sa vie, ses amours à gérer, il ne pouvait pas lui demander d'emménager chez lui, même si cela avait été pour une nuit. « Alors ne dit rien, ça me va aussi. » tout en caressant la joue du journaliste, il accepta par un signe de tête sa proposition. « Ainsi je te garde à l’œil. » Il sourit à cette idée, sachant qu'il n'aurait rien à craindre, tant qu'il serait avec Morrison, cela, il en avait la conviction. Mais soudain, il pensa à son appartement, à son maigre salon qui faisait cuisine, sa petite salle de bain avec sa toute petite douche, et la seule chambre à coucher, heureusement avec un grand lit. « Oui ! Mais on ferra comment ? J'ai un petit appartement. J'aurais même pas un canapé à t'offrir... » Et vu l'état de la moquette, il n'aurait pas accepté qu'il dorme sur un matelas au sol. Ce n'était pas pour rien que l'infirmier ne quittait pas ses chaussettes dans son appartement...« Et bien on est adulte, on peut bien partager un lit, sans incident, n’est-ce pas ? » Incident ? Il le prenait pour qui, il s'amusa à cette pensée d'une possible tentative de viol dans la nuit. Non, Derek était trop important pour son univers pour qu'il fasse quelque chose d'aussi stupide. « Au pire, on dormira tête-bêche ? Je me ferrais un plaisir de te mettre mes pieds dans la figure pendant la nuit. » s'amusa t-il à dire.

Les choses qui suivirent furent plus agréables, en commençant par une sucette offert par une petite fille à Andrew. Il n'avait rien à lui offrir, alors il lui déposa un baiser chaste sur le front, avant de tirer Derek, et enfin rentrer dans cette salle où il devait voir le film Megamind. La main dans la main, ils regagnèrent leurs sièges, pour goûter à leur boisson respectives. Le garçon laissa le journaliste pioché dans son pop-corn, bien content de le partager avec son ami. Il ne pensait pas tout manger d'un coup, et avait même un plan pour son encas, mais cela serait pour après leur séance. Drew' lâcha une moue quand son camarade lui ébouriffa les cheveux. Il fit mine de lui mordre la main avant de le laisser retirer la retirer. L'infirmier avait un grand sourire, pour dire qu'il ne perdait rien pour attendre.

Le film commença, et l'infirmier retomba en enfance pendant plus d'une heure. Il se prit d'affection pour le grand méchant, qui ne l'était pas vraiment quand on suivait ses aventures. Il apprécia sa manière maladroite de vouloir gagner l'affection de cette journaliste, en se faisant passer pour quelqu'un d'autre, quelqu'un qui pourrait lui plaire. Sully' tourna la tête vers Derek à la scène du restaurant, se demandant en qui il devait se déguiser pour plaire au journaliste ? Cette pensée le troubla, et il reprit le court du film.

Il apprécia l'amitié entre Megamind et son " Nounou" , le duo comique marcha parfaitement sur le néo-zélandais, jusqu'à la scène où son compagnon essayait de faire pleurer dans les chaumières après avoir été violemment touché. Un vrai cabotin ! C'était bien vrai ! Le final avec la danse sur " Bad " de Michael Jackson, le fit sourire, et effaça un peu cette fin très américaine, et donc un peu décevante.

Le film terminé, les lumières s'allumèrent, Andrew fit craquer sa nuque et étira ses jambes. Il plongea une main pour prendre une poignée de pop-corn, n'ayant pas encore tout dévoré. Derek sembla le remarquer et il tourna la tête pour l'écouter, regardant les parents se presser vers la sortie, qui était en bas de la salle.

« Et bien, je pensais que tu allais finir ton paquet de popcorn très vite… » Andrew arqua ses sourcils assez amusé de cette réflexion. Il porta les trois pop-corn qu'il avait dans sa main et les enfonça de force dans la bouche de Derek pour le faire taire. « C'est que vous me connaissez mal, Monsieur D ! J'adore garder le fond pour emmener à la maison. » Dit-il en se levant. Andrew adorait le pop-corn des cinémas, ils n'avaient pas le même goût que ceux qu'on peut faire au micro-onde. Et, depuis petit, il terminait rarement ses pots. « Je me met devant un film, et je le termine tranquillement. » termina t-il de dire en s'époussetant.

Une fois après avoir vérifié, qu'il avait toutes ses affaires, il descendit une première marche, en regardant si Derek le suivait. Sautant de marche en marche jusqu'à la sortie, l'infirmier était encore bloqué à l'âge de dix ans. Il aurait bien assez de temps dehors pour redevenir l'adulte sérieux qu'il était. « Alors, tu as aimé ? La fin m'a un peu déçu je dois dire. Mais j'ai bien aimé l'aspect de devoir paraitre autrement pour plaire. Et, la danse sur Bad, m'a beaucoup amusé. » Andrew s'arrêta devant une vitrine en sortant par la porte à l'arrière du cinéma. Il était complétement décoiffé. Le garçon pouffa de rire devant cette vision. C'était la faute de Derek tout cela, il profita que le grand brun est prit de l'avance dans la ruelle, pour arriver par derrière et le pincer de chaque côté de la taille. « Tu as vu ma tête ? On dirait que j'ai mis ma tête dans un ventilateur. » dit-il complétement hilare

Dans la grande rue, il se tourna vers le grand brun, encore gêné à l'idée qu'il allait le déranger. Avec le recul, sa crise de panique lui semblait maintenant complétement surréaliste. Pourquoi, Derek bloquerait ses soirées pour des problèmes qui ne regardait que lui. C'est fou ce qu'on peut rationaliser... Mais connaissant le tempérament de Morrison, le futur médecin savait que cela serait problématique s'il revenait sur le choix qu'il avait fait. Il ne voulait ni le vexer, ni le blesser. Le grand brun avait été si bon avec lui. L'infirmier ravala donc ce sentiment d'être un poids encombrant et posa une main sur l'épaule de Derek pour lui demander.

« Je dois dire que je suis un peu fatigué, la journée a été mouvementée...Mais tu as peu être des choses à faire ? Tu veux peut être récupérer des affaires chez toi ? On peut se donner rendez-vous à mon appartement plus tard dans la soirée, si tu veux ? »
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Jeu 16 Déc - 15:03

Les lumières a nouveau allumé, Derek détourna la tête dans un sourire, tentant de ne pas rire de l’état de la tête qu’avait Andrew. Avec des mèches de cheveux qui montaient dans tout les sens… Il se retint de le prévenir, car c’était tout de même amusant. Il se retourna alors vers Andrew, celui-ci ayant fini de s’étirer à son tour.

« Et bien, je pensais que tu allais finir ton paquet de popcorn très vite… » Déjà rien que pour ce qui était déjà parti… lui n’aurait jamais pu manger tout ça en tout cas. Andrew devait avoir un grand appétit. A son contraire, qui était repu assez rapidement, peut être par habitude depuis qu’il était petit.

Le journaliste sourit en se retrouvant avec des popcorns en bouche. Les croquant sous la dent, il finit alors par se redresser. « C'est que vous me connaissez mal, Monsieur D ! J'adore garder le fond pour emmener à la maison. » Ah… C’était ce qu’il faisait aussi quand un reste restait en tout cas. Pas question de jeter après tout. Derek passa sa main sur les poches de son manteau, vérifiant que rien n’était tombé. « Je me met devant un film, et je le termine tranquillement » « C’est une bonne idée » dit-il en jetant un coup d’œil au siège pour vérifier que rien n’était laissé sur place et suivit le jeune homme. Une fois prêt des portes, il jeta son coca vide dans la poubelle.

« Alors, tu as aimé ? La fin m'a un peu déçu je dois dire. Mais j'ai bien aimé l'aspect de devoir paraitre autrement pour plaire. Et, la danse sur Bad, m'a beaucoup amusé. », lui dit l’infirmier une fois qu’ils furent sorti du cinéma. Refermant un peu son manteau sur lui-même, Derek sourit en acquiesçant de la tête. « En gros oui, c’est une bonne histoire. Je pense que je m’attendais à un peu plus drôle quand même » Il avait déjà plus rit pour d’autres animations en tout cas, mais il ne disait pas que le film était mauvais, au contraire. Pour ce qui était de la fin… c’était le genre classique, rien de bien original.

Voyant que l’infirmier se regardait dans une vitrine, Derek sourit amusé et continua son chemin en riant doucement. Bah quoi ? Andrew avait une tête amusante, comme ça. Par contre il ne s’attendait pas forcément à ce que le jeune homme lui pince la taille. Il eut un léger geste de recul, passant par la suite sa main sur son côté droit un peu douloureuse. Depuis l’accident ou l’opération qui s'en ai suivit, peu importe, ce côté ci avait toujours était assez fragile. Il pariait qu’il allait avoir un bleu rien qu’à cause de ce pincement. « Tu as vu ma tête ? On dirait que j'ai mis ma tête dans un ventilateur. » « C’est pas grave » répondit-il en se lâchant et se posa à côté du jeune homme. Il leva ses mains pour lui saisir quelques mèches par ci par là pour les relever vers le haut. « T’as qu’à lancer une nouvelle mode. Si t’as du succès promet moi de me laisser l’exclusivité dessus »

Et ben oui son âme de journaliste n’allait pas s’envoler pour autant. Gardant un petit sourire, étant tout simplement bien en compagnie du jeune homme, Derek s’arrêta quand Andrew fit de même.

« Je dois dire que je suis un peu fatigué, la journée a été mouvementée...Mais tu as peu être des choses à faire ? Tu veux peut être récupérer des affaires chez toi ? On peut se donner rendez-vous à mon appartement plus tard dans la soirée, si tu veux ? »

Il était déjà un peu tard, presque 22h et un manteau de nuit étoilé avait déjà revêtu le ciel. Donc pour ce qui était de faire quelque chose, non… Par contre. « Oui je vais passer chez moi récupérer quelques trucs et prévenir ma colo, puis je reviens dès que possible. » Il allait surtout pour chercher des habits de rechange, sa brosse à dent et surtout ses somnifères s’il voudrait dormir la nuit. Après il verrait sur place ce dont il aurait peut être besoin. « Je pense que j’y serais dans une petite heure environ. Tu ne fais pas de bêtises, jusque là, promis ? »

D’un côté ce serait con pour ce Braddley de se manifester encore se soir, vu comment ça a finit y a peu. Donc il doutait qu’il y ait un risque encore en cette fin de soirée.

« Si t'en fais, je serais obligé de te punir », rajouta-t-il un peu amusé. Hum... maintenant ça pourrait rapidement être interprété d'un mauvais côté. Mais non, rien à connotation sexuelle, juste qu'il séquestrerait Andrew chez lui. « Et crois moi, tu voudrais pas connaître ça » le mit il en garde d'un air sérieux. Pfff, il ne saurait pas quoi faire, mais il trouverait bien le moment venu, vu qu'il n'avait jamais séquestré quelqu'un de sa vie ^^
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Jeu 16 Déc - 19:46

Andrew, regardant sa montre, réalisa qu'il serait bientôt vingt-deux heures, une heure assez sage pour les deux adultes qu'ils étaient. La nuit couvrait les buildings et seul l'éclairage des néons permettaient d'y voir comme de jour. Ils auraient pu aller boire un verre, manger quelque chose, mais l'infirmier était légèrement épuisé par sa journée, et l'émotion produit par le coup de fil de Braddley, lui donnait envie de rentrer chez lui. Cependant, conscient qu'il était peut être tôt pour un homme comme Morrison, il lui proposa :

« Je dois dire que je suis un peu fatigué, la journée a été mouvementée...Mais tu as peu être des choses à faire ? Tu veux peut être récupérer des affaires chez toi ? On peut se donner rendez-vous à mon appartement plus tard dans la soirée, si tu veux ? »

Le reporter devait peut être passer à son bureau pour un article ? Ou encore récupérer son ordinateur portable à son appartement pour faire des recherches ? Peut-être voir quelqu'un ? La réponse de Derek arrêta ses tergiversations. « Oui je vais passer chez moi récupérer quelques trucs et prévenir ma colo, puis je reviens dès que possible. » Andrew l'écouta, vérifiant dans ses poches qu'il avait bien les clés de chez lui. Dans la poche droite ! Très bien ! Se rassura t-il. Le garçon sortit son trousseau, défit une clé minuscule et la posa dans la main de son camarade. « Prends ton temps, et fait attention sur la route. Tiens, c'est la clé de mon garage ! L'entrée est juste devant mon immeuble. » dit-il en souriant. Vu son quartier, si le journaliste décidait de venir en moto, il préférait que son véhicule soit en sécurité. « Je pense que j’y serais dans une petite heure environ. Tu ne fais pas de bêtises, jusque là, promis ? »

Andrew afficha une moue coupable, car après tout, il allait déranger son ami pour une stupide histoire d'ex. Le garçon se trouvait tellement stupide, qu'il se serait donné des claques. Inquiet, l'infirmier sortit son iphone, sur l'écran s'affichait : «  4 MESSAGES – de BRADDLEY JOHNSON ». Sully' ne voulait pas s'humilier à nouveau, en paniquant. Il effaça d'un geste sec devant le grand brec ses messages en absences. « Promis ! » dit-il en relevant la tête et avec un grand sourire.

« Si t'en fais, je serais obligé de te punir » Derek faisait de l'humour ? C'était surprenant, mais très divertissant. Il y avait bien sûr pour Drew' l'aspect grivois de la chose, mais connaissant Derek, il imaginait qu'il avait rien de pervers dans sa proposition. « Ooh ! J'ai peur ! » s'amusa l'infirmier à son tour, en levant les yeux au ciel avec ironie. Il était bien décidé à le chahuter, mais aussi à dédramatiser cette situation.« Et crois moi, tu voudrais pas connaître ça » Andrew sourit simplement. « Je vais tout faire pour pas te décevoir. » L'émotion montait dans sa gorge, il était temps de se dire à plus tard. Drew' s'approcha, l'envie de ses bras ou d'un baiser, revenant à la surface naturellement, mais arrivant à se contrôler, le garçon fit un signe de la main et tourna des talons.

L'infirmier fit quelques pas en avant vers le métro, sans se retourner, plongeant les mains dans ses poches. Lui, à qui ont avait rien offert, ou presque. Lui, qui avait toujours du se débrouiller tout seul. Lui, qui avait du mener de front sa vie, et celle de son frère, devenant un Homme bien avant les autres. C'était dur de demander de l'aider, et de voir que le reporter avait accepté sans rien ajouter. Cela l'avait touché au plus profond de lui même. Il ne l'avait même pas remercié, peut-être lui offrir quelque chose ? Des places pour un match ? Des places pour un concert ? En tout cas, il devait faire quelque chose, sa raison lui en donnait l'ordre

Il tourna sur lui avec intensité, et se mit à courir vers Derek qui était quelques mètres plus loin. Le garçon arriva par derrière et posa une main sur son épaule. « Derek ?! » mais alors qu'il pensait qu'un cadeau pourrait donner le change, il se rappela que son compte en banque était dans le rouge. « Pardon...Mais je voulais te dire que cela me touche beaucoup, ce que tu fais pour moi. » Il avança précipitamment son doigt vers la bouche du grand brun sans porter le poser. « Je sais...Tu vas me dire que c'est normal. Mais non, c'est loin d'être normal pour moi qui est dû toujours compter que sur moi. Je vais pas te raconter ma vie...mais je voulais juste te remercier. »

Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui offrir ? Un peu désespéré, Sully' arriva à en fouiller dans ses poches. Non ! Un paquet de chewing-gum à la cerise entamé, cela ne devrait pas faire l'affaire....Un bon gratuit pour un sandwich dans un fast-food, non plus...Puis, tirant sur sa manche, son regard croisa son bracelet indien à son poignet droit, un porte-bonheur. Il avait toute histoire ce bracelet, qui avait appartenu à sa mère, puis à son frère, et maintenant il le portait depuis plus d'un an. « Je voulais t'offrir quelque chose pour te remercier, mais j'ai pas grand chose. Donc je voudrais que tu acceptes ceci, et c'est pas négociable. »

C'était un bracelet torsadé, avec des perles vertes et noires, il était usé montrant qu'il avait vécu plusieurs vies, le fermoir en tissu était effilé. Andrew le retira de son poignet, et le posa sur le poignet de Derek sans vraiment lui demander son avis. L'émotion était si palpable sur son visage, qu'il préférait baisser les yeux. « C'est ce que ma mère à offert à mon frère, Chris, avant de partir. Il a veillé sur lui et il ne l'a jamais quitté. Quand je suis partit, mon frère a voulu absolument me l'offrir, pensant que cela me protègerait à mon tour. » Andrew termina de l'attacher, et fit deux pas en arrière, prêt littéralement à s'enfuir pour ne pas laisser le temps à son ami d'ajouter quelque chose. « Je te l'offre à mon tour, pour qu'il veille sur toi et qu'il te protège. Il est un peu vieux, et un peu usé, mais tu verras c'est un porte-bonheur efficace... »
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Jeu 16 Déc - 23:11

« Oui je vais passer chez moi récupérer quelques trucs et prévenir ma colo, puis je reviens dès que possible. » dit Derek, voulant passer chez lui chercher quelques trucs dont il aura besoin les prochains jours, se contantant naturellement du strique nécessaire, car il ne voulait pas encombrer l’appartement du jeune homme. Donc les habits, il pourrait aller les rechanger dans deux ou trois jours, pour ne pas trop emmener d’un coup avec lui.

« Prends ton temps, et fait attention sur la route. Tiens, c'est la clé de mon garage ! L'entrée est juste devant mon immeuble. » Derek lui prit la clef en le remerciant. C’est clair que le garage c’était un plus. Il n’aurait pas trouvé le sommeil même avec les somnifères en sachant que son petit bébé était là dehors pendant toute la nuit sans protection.

« Je pense que j’y serais dans une petite heure environ. Tu ne fais pas de bêtises, jusque là, promis ? » reprit-il alors pour lui dire environ quand il sera là. Peut être un peu plus d’une heure, tout dépendait du trafic, mais il doutait qu’il y en ait beaucoup une fois en dehors de la ville. Derek vit l’infirmier sortir son téléphone portable et il se demandait s’il y avait eut des appels à nouveau… mais bon, tant qu’Andrew n’y réponde pas, c’était le plus important. « Promis ! » « Si t'en fais, je serais obligé de te punir » le mit il en garde. Et oui, il saurait prendre son job secondaire très au sérieux. S’il le fallait il viendrait même chercher Andrew après le boulot si c’était pour éviter toute tentation. « Ooh ! J'ai peur ! » Ha ha… L’infirmier plaisantait mais pourtant Derek était bien sérieux, lui. « Et crois moi, tu voudrais pas connaître ça » « Je vais tout faire pour pas te décevoir. » « Bien, parfait. Sage décision. » sourit-il alors. Ainsi il n’aurait pas à réfléchir sur comment punir le jeune homme, ce qui était pas si mal. Le reporter lui fit un petit sourire puis hocha de la tête quand Andrew s’en alla de son côté.

Derek inspira doucement puis rebroussa chemin pour redescendre la rue et aller vers le parking. Bien… quelle décision quand même. Mais il ne la regrettait pas maintenant et il espérer ne pas la regretter plus tard en tout cas. Pourtant il avait la conviction que tout aller bien se passer. Peut être même qu’Andrew n’aurait plus de nouvelle de l’enfoiré qui ne voulait que l’utiliser. Il était idiot… il pensait ça et pourtant il avait fait de même ce midi. Certes, une proportion bien moindre, mais il était aussi un enfoiré de l’avoir utilisé pour ce baiser. Juste pour savoir… Il l’avait embrassé sans même lui demander son avis avant. Il aurait dû, c’est clair. Mais il savait que s’il n’aurait pas fait de suite, qu’il n’aurait pas osé par après. En tout cas il s’était promit de ne plus embêter Andrew avec tout ça.

Allant traverser la route, le journaliste s’arrêta quand il sentit une main sur son épaule. « Derek ?! » Le dit Derek se retourna pour se retrouver à nouveau nez à nez avec Andrew. Tient… il y avait un truc là. « Pardon...Mais je voulais te dire que cela me touche beaucoup, ce que tu fais pour moi. » Derek s’apprêta à lui dire que c’était tout à fait normal d’aider un ami, mais le doigt qui se leva de l’infirmer le fit taire. « Je sais...Tu vas me dire que c'est normal. Mais non, c'est loin d'être normal pour moi qui est dû toujours compter que sur moi. Je vais pas te raconter ma vie...mais je voulais juste te remercier. » Il sourit, touché par le jeune homme. En tout cas, il était heureux de pouvoir l’aider en retour maintenant. Après tout Andrew avait été là pour l’écouter quand il avait eut besoin de parler. « Mais c’est bon y a pas de soucis », dit-il alors, regardant l’infirmier enfouir ses mains dans ses poches. Mais que faisait-il ? Il ne demandait absolument rien en retour, au contraire, le fait de venir chez lui pendant quelques jours aiderait à ce qu’ils se connaissent mieux. Après tout en un mois, ils ne s’étaient vu que trois fois.

« Je voulais t'offrir quelque chose pour te remercier, mais j'ai pas grand chose. Donc je voudrais que tu acceptes ceci, et c'est pas négociable. »

Bon quand même, il avait son mot à dire, non ? Derek hocha de la tête. « J’ai besoin de rien Andrew ! Le fait de t’aider m’est déjà suffisant. », dit-il alors, le voyant retirer un bracelet de son poignet. Et pourtant… son poignet fut rapidement emprisonné par son voisin et Derek n’osa pas à retirer son bras de peur de briser le bracelet dans ce geste. « C'est ce que ma mère à offert à mon frère, Chris, avant de partir. Il a veillé sur lui et il ne l'a jamais quitté. Quand je suis partit, mon frère a voulu absolument me l'offrir, pensant que cela me protègerait à mon tour. » Derek le regarda faire et une émotion bien plus grave s’installa en lui. Comment Andrew pouvait il lui donner un présent aussi important ? « Je te l'offre à mon tour, pour qu'il veille sur toi et qu'il te protège. Il est un peu vieux, et un peu usé, mais tu verras c'est un porte-bonheur efficace... » Le reporter fit deux pas en avant pour réduire l’espace entre eux et lui tendit son poignet, ne trouvant pas la situation bien amusante. Si ça aurait été un bracelet acheté n’importe où par Andrew lui-même, il aurait été possible que Derek accepte. Mais là… un bracelet venant de la mère de celui-ci… « Arrête ça Andrew ! Je ne peux et ne veux l’accepter. Il vient de ta mère, alors reprend le ! » Même si l’intention était vraiment touchante, il ne comprenait pas pourquoi Andrew faisait ça. Ce bracelet devait rester dans la famille et non revenir à un quasi étrange. « Reprend le ! », répéta-t-il avec plus d’insistance. De plus ce bracelet devait être vraiment important, vu l’émotion qui s’était laissé entendre dans la voix de l’infirmier. « Je n'ai pas besoin que tu m'offre quelque chose. »
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Ven 17 Déc - 13:41

Andrew était revenu sur ses pas, se sentant coupable d'imposer des chose à une personne qu'il aimait, mais qui ne voulait que de son amitié. Mais qu'est ce qu'il espérait vraiment ? Les miracles, comme ceux des fêtes de noël, n'existent que dans les films. Il était clair que l'infirmier allait devoir travailler sur son affliction, pour ne pas finir par souffrir. Car, pour l'instant la soirée était belle, les bras de Derek avaient été encore là pour le soutenir. Mais ils ne seront pas toujours présent, et même si c'est tout ce qu'il lui avait manqué, et tout ce qu'il avait besoin pour survivre dans ce monde cruel. Il allait devoir s'en passer.

L'amitié c'est bien...Il paraît que cela dur plus longtemps que l'amour, qui finit toujours pas se faner. Bah ! C'est que Sullivan avait entendu... Il n'avait pas assez d'argent pour lui offrir une chose futile que le journaliste aurait pu poser sur son étagère, et puis l'oublier. Pourtant, en retrouvant le reporter dans la rue avant qu'il ne traverse, l'infirmier avait ce sentiment qu'il devait absolument contre-balancer cet acte complétement désintéressé. Alors, il le remercia d'abord, car cette phrase était si simple et ne coûtait rien.

« Mais c’est bon y a pas de soucis »

La réaction de Morrison était exactement ce qu'il pensait se voir confronter. Sa gentillesse était touchante, mais pour le futur médecin qui n'avait pas l'habitude des présents, il devait absolument trouver quelque chose à lui offrir en échange. Car, il était important de donner dans une juste mesure, ni trop, ni pas assez, cherchant dans ses poches, le garçon pensa à son porte-bonheur à son poignet.

« Je voulais t'offrir quelque chose pour te remercier, mais j'ai pas grand chose. Donc je voudrais que tu acceptes ceci, et c'est pas négociable. »

L'objet en lui même n'était pas important pour l'infirmier, non, étant scientifique, il avait un peu de mal à croire au monde paranormal, à la magie ou la chance. Pour lui, la seule chance qui existe, c'est celle que l'on crée chaque jour en continuant de vivre intensément chaque jour. Ce qui était important par contre, c'était la manière dont le bracelet était passé de main en main. Sa mère, même si elle avait quitté le foyer pour refaire sa vie avec un riche banquier préférant laissé derrière, son fils handicapé et son ancien époux alcoolique, elle avait offert cet objet avec amour à Chris.

Son frère, il y a an, avant qu'il vienne à son tour rejoindre un centre à Sydney, avait offert ce porte-bonheur car il tenait à Andrew. Son jeune frère voulait qu'il se rappelle de lui, qu'il pense à lui, et que d'une certaine manière cet objet veille et le protège. C'est dans cette optique de transaction que l'infirmier offrit de bon cœur ce bracelet indien. Peut-être pour que Derek ne l'oublie pas...

« J’ai besoin de rien Andrew ! Le fait de t’aider m’est déjà suffisant. » Pourtant, le garçon était déjà entrain de retirer l'objet de son poignet pour le poser au poignet de son camarade. « C'est ce que ma mère à offert à mon frère, Chris, avant de partir. Il a veillé sur lui et il ne l'a jamais quitté. Quand je suis partit, mon frère a voulu absolument me l'offrir {…} mais tu verras c'est un porte-bonheur efficace... » On dit que le rejet est la pire des souffrances, et l'infirmier en sentit toute la froideur, en voyant les réactions de son ami. Il le laissa se rapprocher et lui tendre son poignet refusant en bloc son cadeau. « Arrête ça Andrew ! Je ne peux et ne veux l’accepter. Il vient de ta mère, alors reprend le ! »

Le reprendre ? Alors, il ne voulait rien de lui ? Andrew resta bloqué sur cette phrase, ne sachant que dire devant un rejet aussi affirmé. Il se sentit comme Megamind dans le film du même titre, qu'ils venaient de voir. Le reporter ne voudrait surement jamais de ses sentiments amoureux, et ne voulait même pas d'un cadeau offert de bon cœur. C'était peut-être trop... « Reprend le ! » Non ! Il n'allait pas encore pleurer ? Cela allait devenir ridicule ! Baissant la tête, le regard vide, il ravala sa peine, il tendit les main pour retirer le bracelet. Ce geste n'ayant aucune conséquence sur Derek, mais sur le néo-zélandais, ce fut un vrai coup de poignard.

« Je n'ai pas besoin que tu m'offre quelque chose. »

Oui, il n'avait rien besoin de lui, c'était une certitude. Derek mènerait sa vie, trouverait l'amour. Comment avait-il pu penser qu'il puisse faire partit de cette vie ? Il était temps d'affronter la vérité, et d'avancer. Le bracelet dans la main, il referma son poing, vit un signe de tête pour s'excuser de son dérangement, et le laissa s'éloigner. Mais juste avant de partir, il lui rappela qu'il habitait au troisième étage, l'appartement sur la gauche. Dans sa marche, du métro jusqu'à son appartement, il se répéta un millions de fois cette phrase : «  Non, tu ne pleuras pas ! Non, tu ne pleuras pas... »

*************

L'appartement de Sullivan, était en forme de, L. La porte d'entrée donnait sur un large couloir, encombré sur les côtés par des chaussures de sport, un vélo, des roller et autres objets. Cela n'empêchait en rien de pouvoir entrer. A la fin de couloir, il avait le salon du jeune garçon. Dans cette espace, sur la droite on trouvait un bureau avec un ordinateur portable, des étagères avec surtout des ouvrages médicaux. Puis sur la gauche, on tombait rapidement sur une cuisine américaine, où les tabourets et le plan de travail se transformaient lors des repas comme table à manger. Enfin, à côté de la cuisine on tombait nez à nez avec la salle de bain très vétuste, au point qu'il n'y avait même pas de porte, et si on continuait on tombait sur l'unique chambre avec son grand lit, mais aussi son armoire.

Andrew en rentrant, avait besoin de se laver la tête, et il jeta nonchalamment le bracelet sur son bureau. Non, le porter maintenant, c'était hors de question, mais il n'était pas prêt pour le jeter encore, son frère le tuerait. Il ouvrit le frigo, ayant une petite faim finalement. Le paquet de pop-corn, il l'avait vidé dans le métro. L'infirmier sortit un gros plat de Lasagnes qu'il avait fait la vielle. Faire à manger pendant vingt-ans pour trois, avait fait de lui un cuisinier hors paire. Mais même sa cuisine et un grand verre de lait ne calma pas sa peine. Il laissa son plat et alla se changer dans sa chambre.

Le temps passait tranquillement, et il décida de faire du sport, déjà pour brûler tout ce qu'il avait pu faire comme excès mais essayer de comprendre comment il allait faire pour oublier ses sentiments pour Derek. Torse nu, en jogging tombant, il commença des exercices au sol; des abdos, du levé de poids, des tractions...Son corps ruisselait, son cœur s'accélérait, et ses muscles se contractaient dans l'effort mais rien n'y faisait.

120, 121, 122...réfléchissait-il à voix haute en effectuant des pompes. On frappa à la porte, il leva la tête pour regarder son ordinateur, il allait être bientôt 23h30. Cela devait être Derek. Le sportif fit un bon pour se remettre sur ses deux pieds, et remonta son jogging alors qu'on pouvait découvrir sa toison intime. Prévoyant, il regarda dans l'œil de bœuf, et reconnaissant son camarade, il lui ouvrit. Tout collant et suant qu'il était, l'infirmier l'invita à entrer sans le saluer.

« Je t'en prie, entre ! Je vais te faire un tour rapide... » dit-il, encore essoufflé par l'effort. En parfait hôte, il lui montra son appartement dans sa globalité, de son salon en passant par la salle de bain, et en terminant par la chambre. L'infirmier lui montra un placard vide où il pouvait poser son sac s'il le souhaitait. « Voilà ! Tu as des questions ? »
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Ven 17 Déc - 20:47


Derek ne pouvait pas comprendre comment on pouvait se séparer d’un objet familial. Surtout qu’il avait été à la mère du jeune homme qui était partie… alors c’était un souvenir qui devait tout simplement rester à eux, à Andrew et à son frère. C’était impossible qu’il accepte un présent aussi important. « Reprend le ! » dit-il alors pour que l’infirmier le reprenne. Il aurait pu accepter bien des choses, des petits cadeaux, mais même ainsi, il n’en avait pas besoin. Pas pour être remercié de quelque chose qu’il faisait de bon cœur. Surtout là… du coup ça l’a vraiment surpris et le fait de savoir de qui venait à l’origine ce bracelet… Bah non, il ne pouvait pas c’est tout.

Andrew finit alors par le lui retirer et le reporter en fut soulagé. « Je n'ai pas besoin que tu m'offre quelque chose. », dit-il plus doucement. Il ne voulait pas qu’Andrew le prenne mal, mais aujourd’hui il avait bien pu voir les réactions du jeune homme et il vit bien que ça n’allait pas. Andrew ne lui dit rien, ne faisant qu’un signe de tête. Derek s’en voulu du coup… mais ils en reparleraient après, une fois chez l’infirmier.

« A plus tard Andrew… » Derek aurait bien pu s’en gifler une. Lui qui voulait éviter de faire de la peine à l’infirmier… Bravo, c’était bien réussit ! Marchant à reculons pendant quelques pas pour continuer à voir le jeune homme, il finit tout de même par se retourner et poursuivre son chemin. Il ralentit un peu en entendant à nouveau la voix d’Andrew… mais ce ne fut que pour lui dire quel étage il habitait. Acquiesçant de la tête, Derek traversa au final la rue pour aller vers le parking.

*************

Derek repassa à nouveau dans sa chambre pour saisir ses somnifères sur la table de nuit et lança la boite dans son sac à dos. Bon… il avait prit le nécessaire de la salle de bain, des habits pour les deux prochains jours et son ordinateur portable pour bosser le soir. Car d’accord rester chez Andrew, mais celui-ci allait rester de nuit à l’hôpital, il en profiterait pour bosser un peu. Le jeune homme ferma son sac à dos, qui était bien entassé et pesait un peu, puis le passa sur le dos et alla dans le salon pour saisit un bloc note et y prévenir de son absence pour que Sookie le lise. Il le plaça à côté du frigo pour être sûr qu’elle ne le rate pas. Revenant vers le canapé, il s’y pencha pour caresser Moustache qui se mit à ronronner. Ah son compagnon de soirée… les choses changent toujours de toute façon. Il vérifia encore vite qu’il n’ait rien oublié d’important, puis s’avança vers la porte pour éteindre la lumière et quitter l’appartement, verrouillant derrière lui.

*************

Le reporter venait de garer sa moto dans le garage de l’immeuble grâce à la clef qu’Andrew lui avait donné. Entrant par la suite au bâtiment, il monta les escaliers jusqu’au troisième étage et jeta un coup d’œil aux deux seules portes pour retrouver celle de son camarade. Il prit son sac en main, évitant ainsi d’avoir un poids inutiles sur les épaules. Il vit alors Andrew lui ouvrit et faire signe d’entrer, ce que fit donc le journaliste.

« Je t'en prie, entre ! Je vais te faire un tour rapide... » Derek resta silencieux, observant le jeune homme qui venait très clairement de faire du sport. Mais ce ne fut pas spécialement ce qui le frappa en premier. Juste le fait que tout à coup, il lui semblait être reculé encore plus loin qu’à leur première rencontre. Derek le suivit, sans pour autant faire vraiment attention à l’appartement. Peu importe comment c’était, il n’allait pas changer d’avis maintenant. Donc ce fut plutôt le jeune homme qu’il ne quitta pas des yeux un seul instant. « Voilà ! Tu as des questions ? » Derek déposa son sac dans le placard pour le moment, remettant à plus tard. « Oui j’en ai bien une… » dit-il en en posant son avant bras contre le placard pour s’y tenir. « Pourquoi t’es si distant maintenant ? », demanda-t-il simplement. Il n’avait aucune animosité dans sa voix, mais il voulait juste savoir le fond de la pensée du jeune homme. Il n’avait pas envie de passer toute une semaine avec ce gouffre entre eux tout à coup. D’un côté, peut être ce n’était qu’une question de temps, le temps de laisser Andrew outrepasser ce qui venait d’arriver. « S’il y a un truc qui va pas, je préfère qu’on se le dise »
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Sam 18 Déc - 1:54

« Je t'en prie, entre ! Je vais te faire un tour rapide... » lança Andrew plus distant qu'à son habitude.

Non, qu'il lui en voulait d'avoir refusé son cadeau, mais juste que ce geste lui avait souligné, que l'infirmier n'avait aucune chance de faire accepter ses sentiments amoureux. Il réfléchissait, depuis son retour à son appartement, à la manière de pouvoir oublier ses sentiments, car Sullivan allait finir par souffrir. Si refuser un bracelet pouvait lui donner l'impression d'une lame brûlante qui lui percerait la poitrine...Qu'est ce que serait le jour où dans un moment de panique, Drew' révélait aimer son camarade ?

Le garçon lui fit le tour de son appartement, remarquant bien que le journaliste était arrêté sur son comportement assez distant. Il n'était pas froid ou cassant, car il savait que Derek était là pour lui, et uniquement pour lui. Mais, sa gentillesse n'était pas le problème, ce qui posait soucis c'était ce sentiment grandissant chez l'infirmier. Non, il ne voulait pas perdre son amitié, alors comment faire ? Cette distance était sa seule solution pour l'instant, jusqu'à qu'il trouve quelque chose.

Ils arrivèrent dans la chambre du futur médecin, une chambre carré avec un grand lit, assez ancien avec ses vieux ressorts. La couverture était simple, de couleur noire, avec des oreillers de la même couleur. Au dessus du lit, il avait dans deux cadres, des poster collector rétro de Wall-E, qu'il avait trouvé dans une brocante. Comme il aimait beaucoup ce film, le garçon avait complétement craqué.

« Voilà ! Tu as des questions ? » demanda Andrew.

Derek qui posa son sac, semblait en avoir une. L'infirmier leva la tête en se grattant le torse, se notant à lui même qu'une douche était maintenant primordial. C'était loin d'être agréable pour sa personne de se sentir tout collant et suant. Mais pour le grand brun, voir une personne empestant la sueur, pouvait tout à fait le faire reculer. Ils allaient normalement devoir partager son petit appartement, et il se devait d'être irréprochable.

« Oui j’en ai bien une… » ajouta Derek en posant son bras sur l'étagère. Andrew, en mouvement, passa sa tête sous le bras de son camarade et s'arrêta dans l'embrasure de la porte, bien décidé à cet instant à prendre une douche. « Oui ? » « Pourquoi t’es si distant maintenant ? », l'infirmier s'arrêta. Il était aussi transparent que cela ? Le reporter semblait avoir lu à travers lui comme dans un livre. Cela le troubla, et il essaya de cacher sa gêne en se grattant le téton. Il fit un nouveau pas dans la chambre et s'approcha du grand brun, en époussetant le coin du lit.« Moi ? » Bien sûr, qu'il y avait une raison pour cette manière d'être aussi distant. Mais, il ne pouvait lui dire lui vérité. Lui, qui se prévalait d'être toujours honnête. Pour une fois, et pour l'avenir de leur relation, Sully' devait se taire.

« S’il y a un truc qui va pas, je préfère qu’on se le dise », le garçon à côté de lui leva les yeux au plafond. Puis il croisa les bras, gonflant sur le coup ses pectoraux, Drew' regarda Derek. Qu'est ce qu'il devait faire ? Il voulait tout comme le journaliste, que cette semaine se passe bien. « Écoute, je pense que je dois être à fleur de peau. Cela ira mieux après une bonne nuit de sommeil. » ce qui n'était pas faux, et tout en remontant son jogging qui avait la fâcheuse manie de redescendre. « Cela m'a juste chamboulé que tu refuses mon cadeau. Mais je veux pas qu'on se fâche. Je tiens à toi et je voulais juste te le montrer. » Les paroles qui étaient sortit tout naturellement choqua le futur médecin qui fut soudainement gêner. Ne venait-il pas de dire à demi mot qu'il aimait Derek ? Non ! Le reporter le prendrait comme une marque d'amitié, il n'avait pas à s'en faire.

Pourtant, il sourit légèrement gêné, et chercha vite une excuse pour prendra la fuite. Dur dans un appartement aussi petit que le sien. « C'est pas tout cela, mais il faut que je prenne une douche. » Le garçon disparu plus vite que le bip-bip, et termina dans la salle de bain. Au moins là, son camarade ne devrait pas le suivre, comme il n'y avait pas de porte, s'il venait à entrer il pourrait assister à un strip-tease intégral. Andrew fit glissé son jogging, se retrouvant les fesses à l'air et sauta dans sa minuscule douche. Non, il n'y avait même pas de rideau, donc si Derek avait quelque chose à dire, il allait devoir attendre.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Dim 19 Déc - 1:22

« Pourquoi t’es si distant maintenant ? », venait tout justement de demander Derek. Vraiment il espérait que ce n’était pas à cause du bracelet, même s’il ne voyait que ça. Mais Andrew devait tout de même aussi se douter qu’il ne pouvait pas accepter cela. En tout cas le jeune homme vit tout de suite que l’infirmier fut gêné par la question. « Moi ? » Bah oui, lui. Après tout il n’y avait qu’Andrew dans la pièce avec lui. Donc le reporter acquiesça de la tête. « S’il y a un truc qui va pas, je préfère qu’on se le dise » Mais il savait qu’il y avait parfois des sujet pas forcément évident. Pourtant là il voulait surtout qu’Andrew s’explique si c’était vraiment lié au bracelet. Derek posa sa main de libre sur sa taille, sans quitter le jeune homme des yeux, qui lui bomba son torse bien saillant.

« Écoute, je pense que je dois être à fleur de peau. Cela ira mieux après une bonne nuit de sommeil. » Bon… d’accord, il allait donc voir comment Andrew allait réagir demain soir, vu que pendant la journée ils allaient tout deux être occupé au boulot… et encore, faudrait qu’Andrew ne reste pas pendant la nuit là bas… « Cela m'a juste chamboulé que tu refuses mon cadeau. Mais je veux pas qu'on se fâche. Je tiens à toi et je voulais juste te le montrer. » Le journaliste lâcha un léger souffle, baissa les yeux deux secondes au sol puis porta son regard à nouveau sur l’infirmier. « Mais je le sais que tu tiens à moi, tout comme je tiens à toi aussi, sinon je ne serais sûrement pas ici à l’heure actuelle. Mais tu n’as pas besoin de te séparer d’un souvenir de ta mère pour me le prouver. », répondit-il en voyant Andrew encore agité. « C'est pas tout cela, mais il faut que je prenne une douche. »

Derek le suivit deux pas mais s’arrêta devant la salle de bain. « Bien… » lâcha-t-il alors. Et… son regard se posa sur l’encadrement dans le mur qui… était sans porte. Hein… Pourquoi y avait pas de porte pour la salle de bain ? Du coup, il eut une légère grimace en découvrant ce détail. Bon… il verrait ça plus tard.

Le journaliste retourna au salon, laissant son regard aller dans la pièce, tout en entendant l’eau de la douche couler. Comme le lui avait dit Andrew, l’appartement était assez petit. Naturellement pour une personne ceci pouvait déjà être suffisant. Derek passa dans la cuisine et alla se trouver un verre qu’il finit par remplir avec de l’eau. Il en bu une gorgée, restant contre la table de travail à prendre ses aises dans les lieux.

Après deux minutes, il rempli à nouveau le verre et retourna dans la chambre, en prenant bien soin de ne surtout pas regarder dans la salle de bain. Allant déposer le verre sur la table de nuit, il regarda un moment le lit, se demandant où il aller rester… mais vu qu’Andrew venait de remettre ce côté du lit en ordre, surement que Derek allait occuper le côté opposé. Reprenant son verre, il alla donc faire le tour du lit pour le redéposer ailleurs.

Il alla ensuite vers son sac à dos pour l’ouvrir et sortir sa boîte. L’ouvrant, il laissa tomber un cachet dans sa paume puis regarda son paquet. « Et merde » Il en avait plus qu’un… et il n’allait pas tout de suite pouvoir en redemander. Il soupira en fermant le paquet , sachant qu'il allait devoir se procurer du doxylamine et le lança à nouveau dans son sac, puis alla déposer le cachet près du verre pour le prendre avant d’aller dormir.

Derek retira son manteau pour le déposer au pied du lit puis déboutonna sa chemise en se dirigeant à nouveau vers son sac à dos. Retirant la chemise, il la lança sur le lit et passa sa main sur sa taille droite, vérifiant un peu… et comme il s’en doutait, une ecchymose était déjà visible sur place. Il prit ensuite un t-shirt de son sac pour l’enfiler rapidement. Un t-shirt un peu plus large, qui lui irait bien pour passer les nuits. Il était plutôt habitué à dormir torse nu et en caleçon, mais là, il était tout à fait clair pour lui de garder un t-shirt.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Dim 19 Déc - 14:11

Andrew avait été distant, non pour punir Derek, mais uniquement car il savait plus comment gérer ses sentiments, de peur d'être à nouveau rejeté, comme il l'avait été avec ce bracelet. Et, encore une fois, le journaliste avait lu à travers lui comme dans un livre, remarquant sa gêne, comme sa distance. Bizarrement, cela le rassura de le voir aussi prévenant, et il décida de baisser ce mur entre eux, au moins pour ce soir se considérant peut être : Trop à fleur de peau, pour vraiment réfléchir.

« Cela m'a juste chamboulé que tu refuses mon cadeau. Mais je veux pas qu'on se fâche. Je tiens à toi et je voulais juste te le montrer. »

Il avait aussi la question que pour l'homme qu'il était, chaque acte mérite salaire, même si c'était par amitié, et complétement désintéressé. Andrew serait très têtu sur ce dernier point, il ne lâcherait pas l'affaire, avant de pouvoir offrir quelque chose en échange de cette gentillesse qui l'avait touché au plus profond de lui. « Mais je le sais que tu tiens à moi, tout comme je tiens à toi aussi, sinon je ne serais sûrement pas ici à l’heure actuelle. Mais tu n’as pas besoin de te séparer d’un souvenir de ta mère pour me le prouver. », répondit Derek.

Tout comme ? Il en doutait mais cela faisait du bien à entendre, en tout cas cette conversation serait reporté tout à l'heure, car il avait besoin de faire quelque chose. « C'est pas tout cela, mais il faut que je prenne une douche. », lança t-il en quittant la pièce précipitamment pour se jeter dans la salle de bain. Le garçon son bas de pantalon et posa un pieds dans la douche quand la voix du grand brun lui fit tourner la tête. « Bien... » Surprit, Drew' faillit s'écrouler. Il n'allait pas rentrer quand même ? Non, fausse alerte, il alluma la douche et fit courir l'eau chaude et brûlante sur ses muscles endolories.

Le petit coup de fouet fit son effet, et ses problèmes se dérobèrent dans la bouche d'évacuation. Après tout peu importe qu'il puisse avoir mal, il avait souffert presque toute sa vie. Non, qu'il soit vraiment à plaindre, des gens souffraient bien plus que lui. Mais entre le rejet et départ de sa mère, l'attitude de son père et son poing facile à tomber sur Chris, puis sa manière de l'enfermer pour qu'il ne soit pas vu. La maladie incomprise par son entourage de son frère, et enfin le cas Braddley déjà bien évoqué. La venue de Morrison dans sa vie était peut être la plus belle chose jusqu'à présent, et il n'allait pas tout envoyer balader pour un stupide cadeau.

Les cheveux en arrière, secouant légèrement la tête alors que l'eau s'engouffrait dans sa bouche et jaillissait sur son torse où un gel douche faisait déjà son office. Une mousse s'épaississait sur son torse saillant, où des effluves aux saveurs chocolat et d'Acérola montaient à ses narines. Drew' frotta ensuite énergiquement chaque partie de son corps, n'oubliant aucune zone, même celle la plus intime. L'infirmier arrêta l'eau, pour sortir de la douche, le temps des caresses étaient terminés. Il sécha ses cheveux rapidement, enfila une serviette autour de sa taille et se rendit le plus naturellement vers sa chambre. Après tout, il était chez lui ?

Derek venait d'enfiler un long tee-shirt, cela allait peut-être poser problème qu'il garde ses sous vêtements dans son armoire ? Et, puis peu importe, le garçon allait faire comme à la plage. Il ouvrit son placard en regardant Derek d'un côté du lit. Il remarqua aussitôt le verre d'eau, et le cachet. « Ca va ?  Si tu as besoin de quelque chose, tu n'hésites pas ? Un deuxième oreiller ? Quelque chose pour dormir ? Je te rappelle que je suis infirmier. » dit-il en plongeant une main dans le haut de son placard. Un sous-vêtements Abercrombie, tout de blanc dans la main. Il se baissa pour commencer à passer une première jambe, tout en voulant reprendre leur dernier sujet de conversation avant sa douche.

« Donc, pour revenir à ce qu'on disait, je comprends ce que tu me dis à propos du souvenir de ma mère. Mais il faut que tu comprennes que c'est important pour moi de te faire quelque chose pour toi. Comme je t'ai dit, on a jamais fait quelque chose pour moi jusqu'à présent... » Il continua son étrange acrobatie, en lâchant sa serviette, et posant ses deux mains sur son sous-vêtements pour enfiler la deuxième jambe. « Je pourrais te faire ton check-up sur ta moto ? Tu n'as pas une pièce à peindre chez toi ? Je peux te faire du bricolage ? » dit-il sentant sa serviette se défaire. Non ! S'il perdait sa serviette maintenant, Derek allait croire qu'il l'avait fait exprès. Le garçon essaya de remonter rapidement son caleçon avant que la serviette ne tombe à terre. Trop tard, il se retrouva nu comme un ver....

Bon, il ne savait pas vraiment ce qu'avait vu le journaliste. Après, tout il avait peut-être détourné la tête. Drew' claqua l'élastique autour de sa taille et s'approcha de son côté du lit pour sauter sous les couvertures. Non, il n'avait pas honte du tout ! Non, il n'était pas rouge comme une tomate ! Quelques secondes pour oublier ce moment, et l'infirmier sortit la tête hors des draps pour se tourner vers son camarade.

« Voilà, tu me diras ce que je peux faire pour toi, et je te préviens je lâcherais pas l'affaire » dit-il en s'installant plus confortablement sur son oreiller, couché sur le côté ne pouvant se défaire de Derek. Il souriait tout simplement, sa main sous sa nuque, ce petit regard plus étincelant que jamais, car il était avec celui qu'il rêvait d'être. Il allait dormir avec lui, c'était tellement beau, qu'il pouvait y croire. « Je peux te faire ta compta, Je peux essayer de draguer une vieille voisine aigrie si tu veux qu'elle te lache la grappe ? Et sinon, j'ai fait deux mois de stage chez un kiné, je pourrais te masser ? », Andrew ne s'arrêtait pas, et il avait encore pleins de propositions.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Dim 19 Déc - 16:53

Derek venait justement de lâcher son t-shirt, qu’il tourna la tête pour voir Andrew entrer dans la chambre. « Ca va ? Si tu as besoin de quelque chose, tu n'hésites pas ? Un deuxième oreiller ? Quelque chose pour dormir ? Je te rappelle que je suis infirmier. » Il hocha négativement de la tête, même si c’était gentil de la part du jeune homme d’être aussi prévenant. « Non ne t’en fais pas, j’ai besoin de rien » Il n’était pas difficile après tout. Tant qu’il avait un lit et une couverture ça lui allait. Le coussin n’était pas obligatoire, car ça lui arrivait de s’énerver et de le balancer plus loin, donc il n’avait surement pas besoin d’un deuxième du coup.

« Donc, pour revenir à ce qu'on disait, je comprends ce que tu me dis à propos du souvenir de ma mère. Mais il faut que tu comprennes que c'est important pour moi de te faire quelque chose pour toi. Comme je t'ai dit, on a jamais fait quelque chose pour moi jusqu'à présent... » Derek acquiesça de la tête, car ça il le comprenait bien qu’Andrew veuille faire quelque chose pour lui. Il détourna la tête, s’avançant vers la fenêtre pour regarder au dehors, et laisser le jeune homme se changer tranquillement. « D’accord, mais… tu m’as déjà aider en étant là pour m’écouter, et maintenant je t’aide… Donc c’est déjà équitable », répondit-il, son regard toujours vers l’extérieure. Vraiment il n’avait pas besoin qu’on fasse quelque chose pour lui seulement pour l’en remercier d’une autre. Même, il savait qu’Andrew pourrait l’aider une fois qu’il en aurait besoin, donc pour ça il ne se faisait pas de soucis.

« Je pourrais te faire ton check-up sur ta moto ? Tu n'as pas une pièce à peindre chez toi ? Je peux te faire du bricolage ? » Le journaliste sourit amusé, tout en suivant une ombre dans la rue. Laisser quelqu’un toucher à sa moto… mouais, bon à part qu’il soit avec pour vérifier que tout allait bien, il n’aimerait pas trop, même s’il doutait qu’Andrew puisse faire quelque chose qu’il ne saurait pas faire.

Il entendit alors du bruit derrière lui et tourna la tête vers Andrew qui était vraisemblablement sous le drap. Oui de toute il était quasi minuit et ils fallait certainement qu’ils se lèvent tout deux tôt pour aller bosser. Derek s’avança en un pas vers le lit et vit la tête de son ami sortir de sous les couvertures.

« Voilà, tu me diras ce que je peux faire pour toi, et je te préviens je lâcherais pas l'affaire » lui dit-il déjà bien allongé dans son lit. Derek sourit et acquiesça de la tête. « Si j’ai besoin de ton aide pour quelque chose, promis, je te préviendrais. » Ahlala… quand même. Derek s’assit sur le bord du lit, étant de dos au jeune homme et se défit de ses chaussures et des chaussettes, les laissant dans le coin. « Je peux te faire ta compta, Je peux essayer de draguer une vieille voisine aigrie si tu veux qu'elle te lache la grappe ? Et sinon, j'ai fait deux mois de stage chez un kiné, je pourrais te masser ? » Le reporter sourit amusé, voyant que l’infirmier ne lâchait toujours pas l’affaire. « Oui oui, on verra ça plus tard », dit-il le sourire aux lèvres et se releva pour défaire les boutons de son pantalon et le laissa glisser vers le bas. Il sortit ses pieds de là puis se baissa pour ramasser l’habit et sa chemise sur le lit par la suite. « Tu te lève a quelle heure le matin ? », demanda-t-il alors. C’était toujours mieux de savoir pour ne pas forcément être surpris. Il déposa ses affaires près de son sac à dos revint vers le lit pour saisir son manteau et en sortit son iPhone pour le déposer sur la table de nuit et alla également ranger le manteau.

« Si tu finis après 18h, hésite pas à me prévenir, je pourrais venir te chercher à l’hôpital. », le prévint Derek. En temps normal, il pouvait partir du boulot même à 17h, mais il aimait rester sur place un peu, souvent étant parfois un des derniers ou le dernier à partir. De toute, ainsi il pouvait se prendre le temps d’aller le chercher et être là à l’heure si Andrew finissait vers les 18h.

Derek s’assit à nouveau sur le bord du lit et saisit son cachet qu’il mit en bouche et prit son verre pour boire quelques gorgées d’eau. Redéposant le verre d’eau, le reporter se mit à son tour en dessus des couvertures, lâchant un petit sourire. C’était toujours agréable de retrouver le lit après une bonne journée.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Dim 19 Déc - 20:36

« D’accord, mais… tu m’as déjà aider en étant là pour m’écouter, et maintenant je t’aide… Donc c’est déjà équitable »

C'est ce qu'annonça Derek, alors qu'Andrew décidait, lui, d'enfiler quelque chose. Car simplement vêtu de sa serviette de bain autour de sa taille, il n'allait quand même pas dormir tout nu, déjà que ce n'était pas à son habitude, et avec Derek cela pourrait poser problèmes. S'il devait vivre pour un temps ensemble dans un même endroit, il se devait de le respecter. Cela ne l'empêchait pas d'être pas entièrement d'accord avec son camarade. « Peut-être, mais pour moi, nous sommes pas encore équitable. Je te dirais quand cela sera le cas. »

Andrew continua de proposer des choses, tout en enfilant avec difficulté un sous-vêtement, heureusement Derek était de dos, à regarder par la fenêtre. Le problème de sa serviette qui tomba ne fut donc pas un problème, et finir dans le lit pour cacher sa gêne soudaine qui ne fut même pas remarqué heureusement. Andrew aurait pu dormir en tee-shirt et caleçon mais se connaissant, c'était un coup à qu'il passe la nuit à suer pour rien. Il n'avait donc pas envie d'empester les draps, ou de déranger le grand brun.

« Voilà, tu me diras ce que je peux faire pour toi, et je te préviens je lâcherais pas l'affaire » dit-il en s'installant plus confortablement. « Si j’ai besoin de ton aide pour quelque chose, promis, je te préviendrais. » Andrew sourit, mais il n'aimait pas ce genre de réponse, commençant à connaître son compère, il serait du genre à ne pas vouloir l'embêter avec des futur problèmes. Il regarda Derek s'installer sur le bord du lit pour défaire ses chaussures et le reste. Le garçon lorgna son dos puissant. Une main sur celui-ci, serait clairement une limite à ne pas enfreindre ! Il secoua ses idées et reprit de plus belle : « Je peux te faire ta compta, Je peux essayer de draguer une vieille voisine aigrie si tu veux qu'elle te lâche la grappe ? Et sinon, j'ai fait deux mois de stage chez un kiné, je pourrais te masser ? » L'infirmier tapota son oreiller, et s'installa sur le côté, en posant une main sous sa nuque.

« Oui oui, on verra ça plus tard » lui annonça Derek. Andrew continua de profiter du spectacle même s'il ne voyait rien, ce qu'il pouvait supposer c'est qu'il enlevait son pantalon à la façon qu'avait le grand brun de se tortiller sur le lit. Dans sa tête, il eut le petit frisson de se dire qu'il avait droit à son petit strip-tease privé. Oui, oui tout était dans son esprit, mais c'était cela qui était le plus beau. Car il pouvait imaginer ce qu'il voulait, que cela soit les jambes fortes de Morrison, ses genoux sportifs – Tient !? Est-ce qu'il était poilu ? Ou légèrement imberbe ? - Tient, le journaliste se levait pour poser ses affaires. Son oeil un peu coquin, pouvait remonter et s'arrêter sur son caleçon, large ou moulant ? Blanc ou noir ? Sourire en essayant de percevoir ce qu'il pouvait se cacher à l'intérieur, comme un cadeau de noël qu'on voudrait ouvrir avant l'heure.

Il fallait qu'il secoue à nouveau ses idées, c'était quoi ses pensées coquines ? « Tu te lève a quelle heure le matin ? », demanda Derek. C'était parfois, pour reprendre ses idées, Drew' se mit à éclaircir sa voix en toussant. « Vers les 7h et toi ? Sauf si on m'appelle dans la nuit... », ajouta t-il avant de se lever précipitamment. Ah oui ! Son portable ! Il quitta la chambre pour revenir quelques secondes après, pour déposer son iphone de son côté du lit. Sully' allait s'apprêter à se remettre sous les couvertures quand son camarade lui posa une question.

« Si tu finis après 18h, hésite pas à me prévenir, je pourrais venir te chercher à l’hôpital. »

L'infirmier se gratta la tête, les horaires dans son travail était très aléatoire, il pouvait tout à fait commencer demain à 4h du matin s'il avait une urgence, et faire 48 heures de garde si on avait besoin de lui. C'était très difficile à dire, et à prévoir. Il essaya quand même de donner une réponse assez claire. « Écoute, je sais pas ce que sera ma journée. Ce qui est embêtant c'est que demain je peux tout à finir à 3h du matin, comme à 20h. Je t'appellerais demain dans la journée, ok ? » demanda t-il en souriant. Il préférait faire ainsi, pour pas embêter Derek. Et, même s'il préférait se serrer derrière lui, accrocher à sa moto. Il prendrait le métro demain, il le dérangeait déjà assez comme cela.

Il profita que Derek prenne place pour avaler son cachet, pour tourner autour du lit, et tirer les rideaux devant les fenêtres. Il monta ensuite sur le lit, de son côté et profita pour rentrer dans les couvertures à nouveau. Le garçon se pencha de son côté pour éteindre la lampe de chevet qui éclairait la chambre. La nuit s'engouffra dans la pièce, les lumières de la rue s'arrêtant contre les rideaux pourpres.

« Bonne nuit, Derek... »

Andrew toussa, ils devaient dormir maintenant ? Il se mit sur le dos, soufflant lentement. Comment pouvait-il trouver le sommeil alors que l'homme qu'il désirait le plus était près de lui. C'était une torture horrible, car il savait qu'aux moindres gestes déplacés, Derek serait déjà dehors. L'infirmier ferma les yeux, en regroupant ses bras sur son torse. Le sommeil ne venait pas pourtant, il se retourna, puis se mit sur le côté deux minutes après. Il essayait tant bien que mal de trouver une position, comme un chat qui tournerait et se retournerait pour trouver sa place.

« Derek ? Je peux te poser une question ? »

L'infirmier souffla tout l'air dans ses poumons, et se tourna du côté de son camarade. Dés, qu'il fermait les yeux, il revoyait ce baiser qu'il avait échangé avec le grand brun. Sully' se mit en position foetale, s'avançant sans pourtant empiéter sur l'espace du journaliste. Le garçon ne voulait pas lui donner l'impression qu'il voulait tenter quelque chose, pourtant une question maintenant tournait dans sa tête. Il devait avoir une réponse, sinon il sentait qu'il ne pourrait trouver le sommeil. Le néo-zélandais s'accrocha à son coussin pour se donner un peu de force.

« Bon, je me lance...Pourquoi tu m'as embrassé ce midi ? Je veux dire, pourquoi moi ? »
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Dim 19 Déc - 23:22


« Tu te lève a quelle heure le matin ? », demanda Derek pour savoir vers quand il devrait mettre son alarme sur son iPhone. Surtout qu’en temps normal il se lève à six heures du matin, voulant naturellement prendre le temps de bien se réveiller. Mais là vu qu’il était bien plus prêt du boulot, il n’aurait pas forcément besoin de se réveiller deux heures en avance. Surtout qu’il ne lui faudrait qu’un quart d’heure pour aller au boulot plus ou moins. « Vers les 7h et toi ? Sauf si on m'appelle dans la nuit... » Hum mais oui, être infirmier, c’était aussi avoir des horaires bien varié. Derek acquiesça de la tête alors, tout en changeant l’horaire de son alarme. « Vers 7h ça va parfaitement. » Le reporter observa Andrew quitter le lit pour sortir de la chambre.

« Si tu finis après 18h, hésite pas à me prévenir, je pourrais venir te chercher à l’hôpital. »
, lui proposa Derek, une fois que l’infirmier était revenu dans la chambre. « Écoute, je sais pas ce que sera ma journée. Ce qui est embêtant c'est que demain je peux tout à finir à 3h du matin, comme à 20h. Je t'appellerais demain dans la journée, ok ? » « D’accord pas de problème Andrew. Mais ça ne me dérange pas de venir te chercher s’il est encore tôt. » Donc voila… vu qu’il ne risquait pas de rentrer tout de suite après le boulot, il pouvait bien l’attendre si nécessaire. Puis ainsi, le jeune homme n’aurait pas à prendre le métro et serait ici plus rapidement.

Derek s’assit sur le lit et avala son cachet, supposant qu’ils allaient dormir maintenant. Reposant son verre sur la table de nuit, le jeune homme se mit sous les couvertures, laissant à Andrew le soin de tirer les rideaux pour empêcher les lueurs de l’extérieure de les déranger. Ayant déjà fermé les yeux, il sentit l’infirmier se mettre à nouveau au lit et vit que la lumière fut éteinte à son tour.

« Bonne nuit, Derek... » « Bonne nuit… », murmura-t-il doucement en levant sa main gauche pour se frotter doucement son œil et de la laisser du coup devant son visage, tourné à l’opposé d’Andrew. Son avant bras droit, il le laissa reposer sur son ventre, restant allongé sur le dos.
Le journaliste entendit un peu l’agitation d’Andrew à côté de lui, mais ne s’en faisait pas trop, surtout que grâce à son puissant somnifère, le sommeil arrivait déjà peu à peu après cet un quart d’heure de passé.

« Derek ? Je peux te poser une question ? »

Etant dans un mi-sommeil, Derek réalisait plus ou moins la question posé par son ami. Il eut un léger mouvement de tête, mais ne changea pas pour autant de place, son visage retombant doucement contre sa main. « Humhumm… » laissa-t-il sortir dans un léger murmure sans s’en rendre compte. Peut être que s’il aurait entendu tout de suite la suite qu’il se serait réveillé pour répondre, mais du coup, Morphée vint tout de même l’accueillir dans ses bras pour une autre nuit dépourvu de rêve.


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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Lun 20 Déc - 14:07

« Bonne nuit, Derek... » « Bonne nuit… » Les lumières étaient éteints et en fermant les yeux, il sentit ses muscles se détendre. Sentant, se petit fourmillement dans ses jambes, le garçon commença à rêver, et les premières choses qui vinrent à son esprit, furent les aléas de cette journée. Mais surtout, ce baiser avec le journaliste, celui qu'il n'avait pas commandé, ni demandé. C'était fou comme la mémoire pouvait jouer des tours. A chaque fois qu'il se retournait dans son grand lit, un flash puissant des lèvres de Derek revint lui entaillait le cerveau.

« Derek ? Je peux te poser une question ? »

Même s'il faisait nuit dans cette chambre, les yeux de l'infirmier s'habituèrent à l'obscurité. Il ne pouvait voir avec précision son camarade, mais il pouvait voir qu'il était sur le dos, il décelait sa tête et son bras sur son torse. Le garçon se tourna donc vers lui, le corps sur le côté, et une main sur sa nuque pour la soutenir. Il devait savoir, pourquoi il l'avait embrassé ? Il devait le savoir pour trouver le sommeil, sinon il passerait une nuit très difficile. Pour qu'il puisse penser à autre chose, et arrêter d'imaginer des choses. Des choses comme; qu'il lui plaisait peut être ? Qu'il avait peut être un fond de sentiment amoureux ?

« Bon, je me lance...Pourquoi tu m'as embrassé ce midi ? Je veux dire, pourquoi moi ? » Mais comme seule réponse, il vit la tête de Derek retomber doucement contre sa main avec ce doux : « Humhumm… » L'infirmier aurait pu rire à ce moment, rire de sa détresse, rire de ce destin tout à fait curieux. Celui qui avait fait l'embrasser, mais qui avait aussi plongé Derek dans les bras de Morphée. Andrew fit un rapprochement, posant sa tête prêt de la tête du journaliste, tout ce qu'il voyait dans cette obscurité c'était le nez de celui-ci. Dormait-il vraiment ? Oui, ce que le jeune homme avait prit avec son verre d'eau devait être un somnifère puissant. Tant mieux...Car une envie soudaine traversa son esprit.

Andrew voulait l'embrasser, lui rendre ce baiser, ou simplement l'embrasser pour savoir s'il allait ressentir les mêmes sentiments. Mais prendre ses lèvres, c'était un vol, et même si c'était un ancien Chasseur, il restait sur l'idée que s'il devait un jour à nouveau donner un baiser à Derek, cela serait quand il serait conscient, qu'il soit d'accord ou non. Alors, il posa simplement une main sur la joue de son camarade. Il caressa sa joue du bout de son pouce. « Fais de beaux rêves Derek...J'espère que j'aurais un jour la force de dire que je t'aime... » , termina t-il par dire en s'approchant et déposant un baiser brûlant sur le front du reporter.

Il se leva ensuite délicatement pour sortir hors du lit. L'infirmier se rendit dans son salon et s'installa devant son ordinateur. Sully' devait trouver le sommeil, et pour cela, il décida de regarder quelques films d'animations, des séries télévisés, et différentes choses sur internet. Ce cirque dura plusieurs heures, et quand ses yeux commencèrent à se fermer, épuiser littéralement, et qu'il ne pouvait lutter contre la fatigue. Le garçon retourna dans le lit avec délicatesse, faisant attention de ne pas déranger son invité. Il se cala de l'autre côté, tournant le dos à Derek, s'enfouissant dans les draps complétement, le corps et la tête. Dans la chaleur de ses couvertures, il ferma les yeux, et la nuit recouvrit ses rêves. Comme à son habitude, il ne rêva pas, juste un trou noir, qui se remplissait de lumières et d'arabesques.

C'est vers les trois heures et demi, que le futur médecin ouvrit les yeux à nouveau, son téléphone vibrait sur sa table basse. Le corps toujours sous les draps, il tendit la main machinalement, mais il n'arriva pas à atteindre la commode. Quelque chose était différent ? Son oreiller semblait plus dur, le matelas étrangement plus chaleureux. Relevant la tête, il découvrit bientôt avec stupeur qu'il était couché sur le torse de Derek, une jambe posée sur les siennes, et son bras droit entourant le journaliste. Depuis combien de temps dormait-il comme cela ?

Drew' gêné, se souleva délicatement et reprit place de l'autre côté du lit, avant de se lever et de fuir cette chambre avec son portable dans les mains. Une fois dans son salon, il décrocha, ressentant encore la chaleur et l'odeur de Morrison qui couvrait son corps, comme son esprit. « Allo ? » , dit-il à voix basse. « Sullivan ? Nous avons un carambolage sur la route 66, proche de Crown Street. Il faut que tu sois là dans une heure. Ordre du grand patron ! » , demanda une voix féminine. « Bien sûr ! J'arrive tout de suite. » La jeune femme à l'autre bout du fil raccrocha. Le garçon s'approcha de sa salle de bain, mais pensa que s'il prenait une douche, il risquait de réveiller Derek. Pour des vêtements propres, c'était le même problème. Il s'habilla donc avec des vêtements sales qu'il avait oublié dans sa salle de bain.

Il se laverait à l'hôpital, et s'habillerait avec des affaires qu'il avait laissé dans son casier. Mais avant de partir, Sully' voulait faire quelque chose. C'était peut être idiot mais il voulait offrir un petit déjeuner quand Derek se lèverait. Une fois dans la cuisine, il prépara assez rapidement une pâte à pancake avec ce qu'il avait dans son frigo. Une poêle en main, il fit sauter une dizaine de pancake, qu'il fit juste doré avant de les servir dans un grand plat. L'infirmier nettoya sa cuisine après avoir terminé ce petit déjeuner improvisé, et il programma la cafetière pour les 7h du matin. Puis le garçon enfila ses chaussures, et prépara son sac avec toutes ses affaires pour la journée. Voilà ! Il était prêt à partir.

Mais avant de claquer la porte, il attrapa un post-it et se mit à écrire : Bonjour le dormeur ! J'espère que je t'ai pas trop dérangé cette nuit ? Je dois aller au travail, je t'ai fait le petit déjeuner, en espérant que tu aimes les pancakes ; ) Je t'appellerais dans la journée. Bises, beau gosse. Puis il le colla sur la cafetière, en se notant qu'il allait essayer d'envoyer un sms vers les 7 heures pour savoir si tout allait bien.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Lun 20 Déc - 15:42

Derek se réveilla, laissant un léger grognement sortir d’entre ses lèvres en entendant son iPhone sonner. Il tendit son bras, tâtant la table de nuit pour le trouver, mais ne toucha rien. Il ouvrit donc les yeux légèrement, relevant sa tête du coussin et… Ah oui. C’est vrai, il était chez Andrew et… et Andrew était où ? Il se retrouva seul dans le lit… mais les questions après, son téléphone ne cessait de sonner. Se retournant sur le dos, il tendit son bras vers l’autre table de nuit où il l’avait laissé. Refermant les yeux, il porta le téléphone à son oreille.

« Oui… ? », demanda-t-il, retenant un bâillement qui aurait pu lui décrocher la mâchoire. « Derek ! Réveille toi, allez, il faut que tu viennes au journal, il y a du boulot aujourd’hui ! » Derek passa sa main sur ses yeux et se redressa alors. « Jess… ? Pourquoi tu me téléphone si tôt ? Il est quelle heure ? » « Oh vraiment ?! Gros nounours ! Il est 6h10, je pensais que t’étais déjà réveillé à cette heure ci ? » « Je le suis… normalement. Enfin… ouais, je vais venir tout de suite », lui dit-il même s’il ne savait pas encore pourquoi. « D’accord, car il faut qu’on finisse d’autres trucs plus vite. T’as un match de boxe ce soir. » Derek cilla des yeux pour se réveiller et passa sa main derrière son dos pour se gratter un peu. « Quoi ? Attend là, je fais pas la section sport moi… C’est Fred qui s’en occupe. » « Je sais, mais Fred est malade et coincé au lit, donc t’y va a sa place, c’est le patron qui m’a dit. C’est à 20h le match et dès que c’est finit, tu dois écrire l’article et me l’envoyer pour que je le lui montre et le mettre en impression. » « Ouais, ouais, ok, bon on se voit après, laisse moi le temps de me préparer. » « Ok, tu veux que je vienne passer te prendre ? » , demanda-t-elle. « Non... ça ira, je suis pas chez moi de toute façon. » , répondit-il en levant sa main sur sa tête. « Ah... bon ok... a plus tard. »

Le journaliste l’entendit raccrocher et soupira en se laissant tomber à nouveau sur le coussin. Il se tourna sur le côté, serrant le coussin dans ses bras, contre lui. Cette odeur… il aurait pu se rendormir si bien maintenant. Pourtant, il se redressa, comme prit d’un électrochoc et quitta rapidement ce lit et alla s’engouffrer dans la salle de bain pour sauter dans la douche et se réveiller avec une eau bien froide. Restant une dizaine de minutes sous l’eau, Derek en ressortit, saisissant une serviette pour se sécher. Il se demandait quand Andrew avait bien pu partir… Mais bon, il lui écrirait plus tard pour avoir de ses nouvelles. Prenant son t-shirt et son caleçon qui avaient été laissé négligemment par terre, le jeune homme retourna dans la chambre pour s’habiller. Il en profita pour ranger un peu dans le coin de l’armoire qu’Andrew lui avait laissé et de retirer son ordinateur portable de son sac.

Prenant son manteau, il y rangea son téléphone et s’approcha de la cuisine. L’odeur le frappa tout de suite et il eut un petit sourire en voyant quelques pancakes de fait. Il s’approcha alors de la cafetière, y voyant une note collé dessus et la prit en main.

Citation :
Bonjour le dormeur ! J'espère que je t'ai pas trop dérangé cette nuit ? Je dois aller au travail, je t'ai fait le petit déjeuner, en espérant que tu aimes les pancakes ; ) Je t'appellerais dans la journée. Bises, beau gosse.

Derek sourit, et au lieu de jeter le mot dans la poubelle, il l’enfouit dans sa poche puis actionna la cafetière. Il avait comme habitude de prendre toujours un petit déjeuner dans un café prêt du journal et de manger à son bureau, mais avec cette délicate attention, il allait se prendre le temps de manger ici. S’installant sur la chaise, il prit un pancake pour croquer dedans, le temps que la tasse se remplisse de café.

Un match de boxe… mouais, il n’avait jamais été spécialement intéressé par ce sport, mais bon, il était journaliste et allait faire son boulot, tout en essayant de garder un œil critique. Faudrait juste qu’il se prenne un peu de temps pour réviser les noms de quelques frappes et ne pas faire d’erreur. Derek se releva pour aller chercher sa tasse de café et éteignit la cafetière pour revenir à sa place et se prendre quelques minutes pour profiter de ce petit déjeuner fait par Andrew. Ainsi donc quelques minutes plus tard, ayant finit son café, mais pas mangé tout les pancakes, qui étaient tout de même nombreux et bien trop pour lui, Derek rangea un peu la table avant de reprendre son manteau et de quitter l’appartement de son camarade, verrouillant derrière lui.

Donc en avant pour une nouvelle journée. Il passerait au journal vérifier un peu ce qu’il y avait à faire puis irait a la station de police pour prendre des nouvelles de l’affaire d’enlèvement du petit garçon.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Lun 20 Déc - 21:59

Comme convenue Andrew, profita d'une pause vers les sept heures pour s'isoler dans la salle des internes. Il ralluma son iphone, car avec tout les appareils aux urgences, il était interdit d'avoir un téléphone allumé. Le garçon pianota tout joyeusement sur son clavier, malgré les heures passés à essayer de sauver des vies. C'est que penser à Derek, lui procurait un grand sentiment de joie. Il termina son message et l'envoya.

Citation :
Chalut, Cha va ? J'espère que tu as bien dormi, et que tu as trouvé mon petit mot ? D'après ce que j'ai vu de mon planning, je termine à 20h ce soir. Mais je rentrerais de mon côté, si cela ne te dérange pas ? Je t'ai prévu une surprise. Héhé ! Non, je ne dirais rien Wink

Andrew rangea son iphone dans sa veste, et repartit au travail. Dans sa tête, cette surprise, il l'avait eu il y a quelques heures en soignant un patient, après un autre. L'infirmier avait décidé de faire un repas au journaliste. Non, pas une part de pizza réchauffé, un vrai dîner avec une entrée, un plat, un dessert. Toujours dans l'optique, qu'il pourrait un jour avouer ses sentiments à son ami, il pensait que l'adage, que la séduction passe par l'estomac pouvait tout à fait opérer chez le grand brun. Bien sûr c'était sans savoir que Morrison ne serait pas libre ce soir, et qu'il aurait un match à couvrir.

La journée passait assez rapidement, et la pause déjeuner arriva à grand pas, un moment propice pour souffler et oublier un peu les horreurs de la matinée. Le garçon avala son plateau repas assez fade, mais la nourriture à l'hôpital n'est pas reconnu pour être un délice. Il faut dire que dans son esprit, l'infirmier était déjà dans l'élaboration de son futur repas pour ce soir. Comme il l'avait promis, il profita d'un moment sur le canapé dans la salle de repos pour appeler son ami. «  Derek ? Je te dérange peut-être ? Je vais être rapidement t'inquiète pas. » La vie de journaliste devait ne pas être de tout repos, et il ne voulait pas le déranger en plein travail, pourtant le ton de sa voix était guillerette et enjouée. « Tu travailles ce soir, dis moi ? ». En posant la question, il savait très bien que le reporter pouvait être emmener à travailler ce soir. Il écouta calmement sa réponse, et leva les yeux au plafond pour savoir comment il allait pouvoir faire. « Écoute, ma porte reste ouverte, je vais te laisser ma clé sous mon paillasson. Et, si je suis encore débout, tu auras droit à ma surprise. Allez bon courage pour ta journée, je t'embrasse. »

Il raccrocha et continua le reste de son après-midi à faire son travail. Ce fut pas une mauvaise journée, quand les dix-neuf heures approchèrent, pas de mort, pas d'accident, et il aida même pour un accouchement. C'était ses petits moments de bonheur, d'entendre les premiers cris d'un enfant qui lui faisait aimer son métier. Andrew quitta donc son poste plutôt heureux, et dirigea vers la centre ville de Sydney pour faire quelques courses. Il avait déjà prévu dans sa tête ce qu'il allait faire à son camarade.

Une heure plus tard, il était chez lui, les mains dans les petits plats, d'abord il allait préparer l'entrée. Ne connaissant pas trop les goûts de Derek, il opta pour quelque chose de plutôt simple, en tout cas pour lui; des bouchés farcis à la viande. Sully' les prépara assez rapidement, les roula dans la farine et les fit dorées au four. Mais il arrêta dix minutes avant la fin de la cuisson, pour les faire réchauffer uniquement quand son invité serait là.

Andrew fit une petite pause, et regarda dehors, il pleuvait à torrent, le garçon ne put s'empêcher d'avoir une petite pensée pour Derek, en espérant qu'il allait faire attention sur la route avec sa moto. Il était temps de préparer son plat principal, un magret de canard aux petits oignons et ses pommes de terres sautées. Sully' suivit la recette à la lettre, et se retrouva bientôt devant son canard qui mijotait calmement quand on frappa à la porte. Il regarda précipitamment sa montre; ving-deux heure dix huit. Un sourire s'installa sur son visage, cela devait être Morrison ! L'infirmier se hâta, le torchon encore dans les mains pour aller ouvrir sa porte.

« Salut, Andrew ! Tu difficiles à joindre toi ! » lança Braddley en personne. Il se tenait les mains sur les hanches, complétement trempé de la tête au pieds. Son ancien amant profita de la surprise, pour entrer dans l'appartement sans y être inviter. Andrew retrouvant ses esprits, ferma violemment la porte avant de se tourner vers son ex meilleur ami. «  Tu fais quoi ici ? Tu as eu comment mon adresse ? » « Ton père ! Il me l'a très gentiment donné... », ajouta Braddley qui s'ébroua dans le salon du jeune homme. Le cœur du futur médecin commença à s'agiter dans sa poitrine, alors qu'il ne voulait qu'une chose, lui crier de sortir de chez lui.

C'était étrange de revoir le charmant minois de son ex-amant, qui ressemblait étrangement à cet acteur de série-télévisée. L'étranger essora son tee-shirt sans la moindre complaisance pour le tapis en dessous de ses pieds. «  Tu n'aurais pas une serviette pour moi ? Car je suppose que tu vas pas me faire un câlin ? » demanda Braddley. Sully' pesta, mais se dirigea quand même vers sa salle de bain, pour offrir de quoi se sécher. Un allez-retour, avec une serviette éponge dans les mains, il chercha l'étranger qui avait disparu de son champ de vision.

«  Braddley ? » demanda Andrew qui ne voyait plus personne dans son salon. « Je suis là ! », lui indiqua son ex-amant. La voix venait de sa chambre, il ne pouvait y croire, il n'allait pas lui faire ce genre de plan ? Il croyait vraiment qu'il allait céder ? «  Sort de cette chambre, espèce de... », mais il fut coupé par la vision de son ex-amant en boxer devant lui. Même en colère contre lui, et même s'il le détestait de tout son être maintenant. Le corps lui, le désirait. Le corps lui, voulait goûter au moins une dernière fois.

Drew' secoua ses idées, et tourna le dos pour quitter cette pièce qui empestait l'envie et le sexe. Mais avant qu'il ne puisse faire un pas de plus, les bras puissants de Braddley passèrent autour de lui. Il l'embrassa dans le cou, et l'infirmier ne put s'empêcher de frissonner. Sullivan ferma les yeux, les mains de son ex-amant glissèrent sur son torse, et il oublia sa colère pendant quelques instants. Johnsson profita de ce moment pour enlever le haut du garçon, et le fit tourner sur lui pour le jeter sur le lit comme un simple fichu de paille.

«  Mais, tu crois quoi ? Si tu viens ici pour baiser ! Cela sera sans moi ! » hurla Andrew qui reprit ses esprits. Il repoussa de toutes ses forces les caresses brûlantes de son ex-meilleur ami. Pourtant, Braddley s'installa tant bien que mal sur lui. Ils roulèrent en un instant sur le matelas, retournant la pièce, éclatant la lampe de chevet, repoussant les oreillers, se heurtant contre les armoires. La lutte fut tellement violente que l'une des portes du placards s'écroula. Mais à la fin, son ex-amant semblait avoir gagné une petite victoire.

Andrew respirait avec difficulté, allongé sur le sol de sa chambre au pied de son lit. Le coude de Braddley sous sa gorge, et les jambes puissantes de son adversaire empêchant toute fuite. Il cru entendre un bruit dans son salon, mais la colère concentrait toute son attention. Plein de fureur, il n'osait même pas regarder celui qui l'empêchait de bouger. «  Et, tu vas faire quoi maintenant ? » demanda Sully' le cœur palpitant. « Je pourrais faire cela... », ajouta Braddley en plongeant sa main dans le bas de jogging de celui qu'il voulait reconquérir. Mais, il ne voulait pas qu'il le touche. La main agrippa quelque chose, et le garçon serra les dents. Il pensa avec force à Derek, si quelqu'un devait le toucher, surtout à cet endroit, cela serait uniquement le journaliste.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Mar 21 Déc - 0:23

Derek sortit de l’ascenseur, se dirigeant vers son coin de travail en saluant un collègue qui gardait quelques exemples du journal lancé ce matin. Il s’en prit un, pour vérifier à quelle page son article du python avait été placé et surtout si on l’y voyait bien. Et le journaliste fut bien heureux de constater que son article n’était pas mit forcément dans un coin, sans être pourtant celui mit le plus en avant, mais il était tout de même content de lui. Après tout, il avait commencé déjà bien plus petit que ça. Le fait qu’il se soit tant donné pour son travail cette dernière année, a vite fait que son patron l’apprécie bien.

Il alla s’assoir devant son ordinateur portable et déposa le journal à côté de lui, remarquant sans peine que Jess n’était pas là. Il sortit son téléphone et vit qu’il avait un message d’Andrew et l’afficha pour le lire. Il lui répondit alors rapidement.

Citation :
Oui et merci beaucoup pour le petit déjeuner. Je rentrerais plus tard par contre, je t’en dirais plus après. Donc fait attention en rentrant.

Le journaliste déposa son téléphone à côté de lui et releva la tête en entendant la voix de Jess. « Ah te voila. Le match de ce soir oppose Mundine contre Hart, c’est une revanche attendu, donc le patron veut que ce soit un article de taille » « Oui comme toujours, je ferais de mon mieux » répondit-il en allumant l’ordinateur. « Le patron veut le meilleur », répliqua Jessica. Surpris Derek releva les yeux sur elle. « Oui ça je sais aussi. Mais ce n’est pas mon domaine, ça se voit que c’est pas toi qui doit le faire » « Non c’est pas moi, mais toi ! » Du coup, le journaliste en avait assez. « Je peux savoir ce qui te prends ? Si t’es de mauvaise humeur, va te défouler sur quelqu’un d’autre et fou moi la paix ! » , lâcha-t-il mécontent. Franchement, elle se prenait pour qui de l’agressait ainsi. Fallait il qu’il lui rappelle qu’elle n’était que stagiaire et que son évaluation était aussi prise par lui, vu qu’ils travaillaient ensemble ? Et là il n’avait aucune envie d’être un punching-ball pour ses mauvais jours. Il vit Jess s’assoir à sa place sans rien dire de plus.

Sa matinée se passa par la suite dans la calme, vu qu’il avait quitté le journal pour enquêter un peu sur cette affaire d’enlèvement. Ce fut quand il sortit de la station de police, qu’il entendit la sonnerie de son iPhone. Derek le sortit de sa poche et vit le nom d’Andrew dessus et décrocha. « Derek ? Je te dérange peut-être ? Je vais être rapidement t'inquiète pas. » « Non ça va, j’ai quelques minutes là », répondit-il, mais d’un côté, peut être qu’Andrew ne téléphonait que pour avoir rapidement des nouvelles. « Tu travailles ce soir, dis moi ? » « Oui, écoute, je dois assister à un match de boxe à vingt heures ce soir pour en faire un article, donc je rentrerais dès que j’aurais fini. », le prévint-t-il. Le journaliste espérait qu’un KO rapide serait prononcé par l’arbitre pour que ce soit un match rapide, mais en ayant un peu fouillé le palmarès des boxeurs, il doutait que la match allait se jouer en plusieurs rounds. « Écoute, ma porte reste ouverte, je vais te laisser ma clé sous mon paillasson. Et, si je suis encore débout, tu auras droit à ma surprise. Allez bon courage pour ta journée, je t'embrasse. » « Bien a plus tard, mais ne m’attends pas si je tarde », lui répondit-il ne voulant pas que le jeune homme reste debout rien que pour lui. Surtout si Andrew avait du se réveiller tôt ce matin.

Le reste la journée se passa ici et là, à aller prendre des informations sur une bagarre qui s’était déclenché dans un bar et qui avait tout saccagé, et entre un accident de la route, où il ne souhaita qu’en finir au plus vite et d’autres petites affaires, il se retrouva peu avant le début de match de boxe, déjà installé devant le ring, ordinateur portable devant lui et prêt à prendre des notes. Il fut quand même surpris de voir autant de monde et ça seulement pour observer deux mecs se taper dessus… Il soupira et garda son stylo prêt à l’emploie pour noter tout ce qu’il verrait.

Le match dura en tout douze rounds et heureusement que ce fut finit, car il commençait vraiment a perdre patience. Il avait bien fait de ne pas se diriger vers la section sport en tout cas… Dès que le match fut finit, le journaliste se mit à taper son article sur Word pour résumer ce qu’il venait de voir en jetant de temps en temps un coup d’œil à ses notes à côté de lui. Il resta le plus professionnel possible et l’envoya à Jess dès qu’il eut finit l’article. Rangeant son ordinateur portable dans sa sacoche, Derek quitta aussitôt l’immeuble et prit son téléphone pour téléphoner à Jess, mais tomba sur son répondeur. « Jessica, je t’ai envoyé l’article. Si le patron veut que je change quelque chose préviens moi, je le ferais dès que je serais rentré. Merci et à demain. » , dit-il en raccrochant et allant vite vers sa moto. Ah ce qu’il n’aimait pas quand il pleuvait… Refermant bien le manteau sur lui, il monta sur la moto en se mettant le casque, voulant rentrer au plus vite.

Une demi-heure plus tard, il gara la moto dans le garage de l’immeuble de l’appartement d’Andrew. Il jeta un coup d’œil à sa montre, voyant qu’il n’était pas encore onze heures, peut être qu’alors Andrew n’était pas encore au lit. Il se demandait, ce qu’était cette fameuse surprise en tout cas. Derek monta les marches des escaliers rapidement, voulant seulement avaler un truc rapide, se prendre une bonne douche et se reposer, en espérant ne pas devoir retravailler son article. Mais un rapide coup d’œil à son téléphone et il vit qu’il n’avait aucun message laissé par Jess, donc peut être que l’article était bien comme tel.

Arrivant devant la porte de l’appartement, Derek alla chercher la clef laissé par Andrew et ouvrit la porte, tout de même doucement, au cas où l’infirmier devait être en train de se reposer déjà. Mais la lumière du salon était allumé… pourtant il ne vit pas le jeune homme. Derek referma doucement la porte derrière lui et déposa la sacoche de son ordinateur portable près de la cuisine. Il inspira les bonnes odeurs qui en venaient et alla se prendre une bière au frigo. C’était ça la surprise d’Andrew ? Ce dîner ? En tout cas, il mourrait de faim, n’ayant pas mangé depuis midi. Derek décapsula la bière et se dirigea vers la chambre quand il entendit la voix de son ami.

« Et, tu vas faire quoi maintenant ? » Hum ? Derek arqua un sourcil, portant la bouteille à ses lèvres pour en boire un peu. « Je pourrais faire cela... » Le reporter s’arrêta à l’encadrement de la porte, voyant par terre deux hommes, l’un d’entre eux étant naturellement son camarade. Son cœur s’était tout à coup élancé dans sa cage thoracique. Comment… il n’arrivait pas à croire ce qui se déroulait devant ses yeux. L’inconnu étant déjà quasi dévêtu et Derek n’avait pas à être devint pour savoir ce que cette main entre leur deux corps était en train de toucher. Pourtant son regard ne les quitta pas et un calme troublant le gagna. « Ne vous arrêtez surtout pas pour moi », dit-il d’une voix monocorde, le regard impassible en levant la bière à nouveau vers ses lèvres pour en boire, tout en restant contre l’encadrement de la porte. Pas une semaine… Andrew ne pouvait pas attendre une semaine ? Surtout en sachant qu’il allait rentrer ?
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Mar 21 Déc - 1:58

Braddley était là, à Sydney, dans son appartement, comment le destin pouvait être aussi cruel ? Ils auraient pu parler, essayer de comprendre et surtout de se pardonner ? Mais son ex-amant l'avait piégé, et semblait tout à fait savoir ce qu'il voulait. L'immense garçon avait investit sa chambre bien décidé à lui mettre le grappin dessus par tout les moyens. Comment il avait pu être aussi bête ? Ne pas l'avoir jeté hors de chez lui depuis la première minute où il l'avait reconnu.

« Mais, tu crois quoi ? Si tu viens ici pour baiser ! Cela sera sans moi ! »
lui hurla Andrew. Pourtant, après une lutte pour reprendre le contrôle qui ébranla toute la chambre. L'infirmier avait perdu la bataille, torse nu, son jogging tombant sur son ventre, humilié, et de plus prisonnier de son amant.

Ils étaient allongés sur le sol de sa chambre au pied de son lit. Le coude de Braddley sous sa gorge, et les jambes puissantes de son adversaire qui l'empêchait de bouger. « Et, tu vas faire quoi maintenant ? » demanda Sully' le cœur palpitant. « Je pourrais faire cela... », ajouta Braddley en plongeant sa main dans le bas de son jogging. Le regard absent sur le côté, scrutant le dessous de son lit, Andrew ne vit même pas l'ombre de Derek dans l'embrasure de la porte de sa chambre. Pourtant, cela lui aurait donné le courage de lutter une nouvelle fois pour se défaire de l'emprise de son adversaire.

« Ne vous arrêtez surtout pas pour moi » L'infirmier tourna la tête avec violence. Ce n'était pas possible ? C'était un cauchemar ! Pourtant, derrière l'épaule de son ex-amant, Derek se tenait debout, sa bière à la bouche, le regardant comme s'il n'avait qu'un animal. « Derek ? C'est pas ce que tu crois... » essaya de se justifier Sullivan. Néanmoins, l'homme au dessus de lui l'empêcha de prononcer un autre mot en appuyant avec plus de force avec son coude sur sa gorge. Cela lui coupa la respiration pendant quelques secondes.

Drew' s'agita, essayant de repousser Braddley avec toute sa force, ne voulant pas être vu comme cela plus longtemps. Pourtant, c'est le grand inconnu qui parla en premier en tournant lui aussi sa tête vers le journaliste. « Je comprends maintenant pourquoi tu ne répondais pas à mes coups de fils...C'est lui que tu te tapes maintenant ? » demanda son ex-meilleur ami qui toisa méchamment Derek de haut en bas. Il retira sa main de son jogging. Il se leva tout naturellement, relâchant avec cette lourde pression sur le corps de Sulli' qui roula sur le côté pour reprendre enfin le contrôle sur son corps.

« Tu me déçois...Je te voyais avec quelque chose de meilleure qualité. Il a l'air tout bancal celui-là. Tu crois que si je souffle sur lui, il va tomber ? » Braddley marcha vers le reporter en roulant des mécaniques, et tout prêt de lui. Il lança son bras comme pour lui assener son poing dans la figure, mais s'arrêta dans son mouvement. Et, profita de sa diversion pour voler la bière dans la main du grand brun, qu'il tira avec rapidité vers lui. « Il faut être plus rapide, petite bite ! Surtout avec Andrew, il est du genre à aimer quand tu donnes bien à fond jusqu'au bout de la nuit, si tu vois ce que je veux dire ? » lui lança le jeune homme en sifflant la bière de Derek sans gêne. Il but une grande gorgée en lui lançant un clin d'œil cruel.

Andrew se relevait difficilement en se tenant la gorge. Il s'aida de son lit pour remonter ses jambes. Il reprenait à peine ses esprits, mais il était encore chez lui, et Braddley n'avait plus aucun pouvoir sur lui. Mais il n'arrivait pas à regarder Derek dans les yeux quand même. Il se sentait tellement honteux. Sully' devait mettre dehors son ex-meilleur ami, il donc s'approcha en menaçant son ex-compagnon. « Braddley !! Casse toi ! Tu as fait assez de mal comme cela ! » , lança t-il avec fureur en cherchant son tee-shirt en tâtonnant au sol. Il le trouva enfin et l'enfila, en espérant qu'il n'aurait juste à le menacer pour qu'il prenne la porte.

« C'est bon, j'ai compris ! Je vais y aller. Sauf, si ton nouveau mec veut faire un truc à trois. En sandwich cela peut être sympa. » dit-il en lançant la bière qu'il avait volé, en direction de Derek pour qu'il l'attrape en vol. Puis Braddley recula pour récupérer ses affaires au sol. Il tomba sur son jeans derrière le lit. « Ton petit copain, il doit avoir la classe à quatre pattes. Il doit aimer prendre en profondeur, je sens ! » nargua t-il en enfilant une première jambe, tout en ne lâchant pas le journaliste. Il semblait l'avoir prit en grippe. Mais, tout cela ne plaisait plus à l'infirmier, qui n'osait pas regardait Derek. Il ne laisserait pas une personne comme Johnsson manquer de respect à une personne qu'il aimait à présent.

Il bondit jusqu'à son ex-amant et l'attrapa par le bras. Andrew n'était pas une frêle créature, et il avait de la force. Il décida de l'utiliser, serrant de toutes ses forces le bras à son disposition. « Je te préviens, Braddley ! Tu t'en vas ou je t'en met une ! Je te laisserais pas manquer de respect à mon copain !! », lança t-il avec fureur avant de balancer Braddley en avant qui heurta l'armoire dans le même temps. Il se sentit même pas coupable, comment avait-il pu être amoureux de lui ? Comment avait-il pu pleurer pour lui ? Comment avait-il pu déprimer en espérant le retrouver ? Maintenant quand il voyait son amant, il n'avait qu'un sentiment, le dégout.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Mar 21 Déc - 3:00

Derek bu plusieurs gorgée, sans les quitter des yeux. En tout cas pour une surprise, c’en était bien une ! S’il aurait sû, certainement qu’il ne serait pas venu. Encore bien qu’il c’était pressé de venir, sinon qu’aurait il vu, en venant un quart d’heure plus tard ? Oh il ne voulait même pas le savoir.

« Derek ? C'est pas ce que tu crois... » lâcha Andrew, mais Derek posa sur lui un regard plus furieux que voulu. « Ah oui ? Bien sûr, je suppose qu’il a trébuché sur toi par accident ?! », lâcha-t-il sèchement. Derek aurait voulu être calme, mais du coup, la colère bouillonnait ardemment en lui. Il ne supportait pas de savoir qu’un autre puisse être dans les bras d’Andrew ! Le journaliste serra sa main sur la bouteille de la bière.

« Je comprends maintenant pourquoi tu ne répondais pas à mes coups de fils...C'est lui que tu te tapes maintenant ? » entendit Derek de la part de l’inconnu. Qu’était ce gars pour lui parler ainsi. Les coups de fils… Quand même… serait-ce ce Braddley ? En tout cas, n’ayant aucun moyen de le savoir, le jeune homme, ne réagit nullement au dévisagement de la tierce personne. Du coup en quittant Andrew des yeux, Derek reprit un regard neutre, observant les gestes de l’inconnu.

« Tu me déçois...Je te voyais avec quelque chose de meilleure qualité. Il a l'air tout bancal celui-là. Tu crois que si je souffle sur lui, il va tomber ? » Oh ça… qu’il vienne. Même s’il pouvait avoir l’air « bancal » comme le disait cet homme, il était loin d’être un petit minet et avait su aussi apprendre à se battre dans le quartier où il avait vécu, malgré qu’il n’était pas fan de la violence. Et il savait très bien se défendre. Donc du coup en voyant le poing de l’inconnu arriver, Derek releva sa main de libre pour la lui saisir. Pourtant voyant que ce n’était que du bluff, Derek devina que les paroles de celui-ci ne devaient également qu’en être. Le reporter le laissa lui prendre la bière, où il n’avait plus l’intention d’y toucher. « Il faut être plus rapide, petite bite ! Surtout avec Andrew, il est du genre à aimer quand tu donnes bien à fond jusqu'au bout de la nuit, si tu vois ce que je veux dire ? » Derek eut un léger sourire en coin de lèvre. Vraiment… ces grandes gueules, à parler et parler… sans agir. Tentait-il de l’impressionner ou de lui faire peur ? Voir les deux ?

« Braddley !! Casse toi ! Tu as fait assez de mal comme cela ! » Et bien voila ! Voila LA confirmation qu’il voulait avoir depuis que ce petit malin avait sortit sa langue de vipère. Derek retira son manteau, qu’il laissa écrouler sur le meuble à côté de lui. « C'est bon, j'ai compris ! Je vais y aller. Sauf, si ton nouveau mec veut faire un truc à trois. En sandwich cela peut être sympa. » Le journaliste resta toujours silencieux, attrapant la bouteille que Braddley lui lança. Naturellement, en le voyant si calme, on aurait pu penser qu’il s’en foutait de la situation, où qu’il soit bien trop faible pour savoir se défendre… mais Derek tentait surtout de ne pas perdre le nord. Il déposa la bouteille sur le meuble à côté de son manteau puis plia les manches de sa chemise, l’une après l’autre.

« Ton petit copain, il doit avoir la classe à quatre pattes. Il doit aimer prendre en profondeur, je sens ! » « Je te préviens, Braddley ! Tu t'en vas ou je t'en met une ! Je te laisserais pas manquer de respect à mon copain !! », Derek s’avança vers eux, posant sa main sur l’épaule d’Andrew, sans le regarder, pour le faire reculer et se mettre entre eux. « Mais laisse le donc s’exprimer, chéri », dit-il en prononçant plus clairement le dernier mot. Ils voulaient donc jouer à ça ? Derek garda un sourire sur les lèvres, le regard curieusement plus doux. « Toi, t’es du genre à prendre ce que tu veux, quand tu veux, j’imagine ?» demanda-t-il en laissant marcher ses deux doigts sur le torse de l’homme en face de lui. « Whao… c’est tellement viril et puissant » continua Derek d’une douce voix. « Exactement… ce que… j’aime… ! » lâcha le journaliste en se rapprochant mot par mot de l’homme contre l’armoire. Ah du coup, on aurait pu croire, que Derek serait sur le point d’embrasser Braddley. Mais la suite se passa bien rapidement. D’un coup de genou derrière les jambes de l’homme, il s’aida de sa main sur le torse de celui-ci pour le faire violemment tomber au sol. Et le coup de poing s’ensuivit rapidement pour frapper fortement l’œil et le nez de celui-ci. « La prochaine fois que t’auras envie de baiser, je te conseille de ne pas penser à Andrew, pigé ?, », demanda-t-il la colère s’exprimant et le dégoût pour cette personne grandissant en lui. Lui saisissant les cheveux, il écrasa la tête de Braddley subitement sur le sol. « T’es qu’une merde, tu le sais ça ? »

Derek se redressa et saisit la chemise qui trainait au sol et la lui balança a la figure. « Habille toi et casse toi d’ici. La prochaine fois que t’importune Andrew, je ne serais pas aussi clément. » lâcha-t-il sans le quitter des yeux.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Mar 21 Déc - 18:10

« Ton petit copain, il doit avoir la classe à quatre pattes. Il doit aimer prendre en profondeur, je sens ! » « Je te préviens, Braddley ! Tu t'en vas ou je t'en met une ! Je te laisserais pas manquer de respect à mon copain !! », menaça Andrew qui ne reconnaissait pas son ancien amant. Il ne l'avait jamais vu ainsi, et même si l'infirmier pouvait lui reprocher beaucoup de choses, le garçon sentait bien qu'il devait être aboie. Car au grand jamais, Johnsson n'avait montré un tel comportent, on aurait dit qu'il voulait qu'on lui fasse du mal.

« Mais laisse le donc s’exprimer, chéri » , lança Derek qui c'était déjà mis entre eux, et qui avait légèrement repoussé le futur médecin en posant une main sur son épaule. Chéri ? Le garçon resta en arrière légèrement interdit. Braddley se pavanait devant le journaliste en roulant des yeux. « Toi, t’es du genre à prendre ce que tu veux, quand tu veux, j’imagine ?» « Pourquoi ? Tu es intéressé ? Tu veux prendre un ticket ? », ajouta Braddley en baissant les yeux pour montre son service trois pièces entre ses jambes. Les doigts de Derek sur son torse, le fit bomber le torse avec un petit sourire carnassier. « Whao… c’est tellement viril et puissant » « Je savais que cela te plairait, ma jolie ! » , répondit-il tout en se laissant complétement roulé par le jeu du reporter.

Andrew lui en arrière, connaissant maintenant assez son ami pour savoir que tout cela était ironique. Il ne savait pas ce qui allait se passer exactement, mais cela allait mal finir pour Braddley, mais il ne préféra pas intervenir. « Exactement… ce que… j’aime… ! » , le grand blond roucoula presque à ses paroles et descendit sa main pour saisir l'entre-jambe de l'homme qu'il pensait séduit par ses charmes. « Et, bien on va s'amuser nous deux, laisse moi d'abord si tu as ce qu'il me convient dans le paquet... » Mais avant qu'il ne puisse finir son geste, il se retrouva à genoux sans vraiment comprendre pourquoi. Il leva la tête et encaissa de plein fouet le poing qui tomba sur son visage. « La prochaine fois que t’auras envie de baiser, je te conseille de ne pas penser à Andrew, pigé ? »

Sullivan ne poussa aucun crie mais fut choqué par cette violence soudaine. Son cerveau resta figé sur cette image, ne sachant pas quoi faire. Il resta sans rien dire, la bouche ouverte alors que Derek attrapa son ex-amant par les cheveux pour lui écraser la tête au sol. L'étranger poussa un juron à peine audible mais ne poussa encore cri, retenant toute sa colère. Mais c'est pas celle-ci qui intéressa le futur médecin, Derek, lui faisait peur, il s'approcha doucement et la main hésitante, il agrippa l'épaule de son camarade. « Derek ? Calme-toi, s'il te plait...Il n'en vaut pas la peine. » dit-il avec une voix aussi calme et apaisante possible.

« Habille toi et casse toi d’ici. La prochaine fois que t’importune Andrew, je ne serais pas aussi clément. » lâcha Morrison en se redressant et retournant la chemise de l'inconnu à son visage. Braddley resta sol, mais commença par s'accroupir en s'adossant au pied de l'armoire. Il enfila son tee_shirt et récupéra une de ses longues bottes sur le côté, tout en regardant les deux personnes face à lui, le nez en sang et l'œil complétement amoché, il se mit quand même à rire. Andrew qui avait été dégouté, était maintenant triste de le voir ainsi. Mais qu'est ce qu'il pouvait lui être arrivé pour en arriver à des extrêmes pareilles ? Il n'y avait de la détresse sous ce rire, et celle-ci lui fit plus mal que tout. « Vous me faites rire les lavettes ! Toi, mec ! tu frappes comme une gonzesse !! Et, saches qu'Andrew était ma pute bien avec toi » dit-il en éclairant de son sourire couvert de son propre sang, en s'adressant d'abord à Derek puis tourna vers son ex-amant. « Et, qu'il le veuille ou non, nous deux c'est pour toujours »

Andrew voulut le stopper dans sa folie, lui dire à nouveau qu'il n'avait plus aucun sentiment pour lui, mais il n'en eut pas le temps. Alors qu'il allait ouvrir la bouche, Braddley régurgita le sang qui s'était accumulé dans a bouche et le cracha violemment au en direction du visage de Derek, avec une précision assez surprenante. Un éclat de sang et salive vola vers le journaliste. Mais qu'est ce qu'il voulait encore faire, celui là ? Le cracheur profita de sa diversion pour plonger une main dans sa botte pour en sortir un long couteau de chasse.

L'infirmier connaissait bien celui-ci, c'était un cadeau de son père et il l'avait jamais vraiment lâché. Mais comment ils ont pu laissés passer cela aux douanes ? Il sortit son couteau de son fourreau et le brandit tout en se relavant pour empêcher toutes approches. « Alors ? Tu fais plus le malin ? Tu veux goûter à mes 30 centimètres, hein ? » , fondant l'air avec agressivité et menaçant plus particulièrement Derek. Pour l'avoir vu dépecer des animaux avec, l'infirmier savait que le couteau était plus que coupant.

Le futur médecin essaya d'avancer mais son Johnsson le repoussait avec force en s'agitant de droite à gauche. Pourtant, Andrew ne s'inquiétait pas pour sa vie, ou celle de Braddley, mais pour celle de Derek. Pour lequel, il ne pouvait s'empêcher de le regarder du coin de l'œil, s'inquiétant grandement de la situation. Le visage de son ex-meilleur ami changea, quelque chose de sombre prit le pouvoir sur sa main toujours aussi agité. « On va se calmer je pense...Tu crois pas que c'est un peu excessif ? », dit-il en se déplaçant lentement vers Derek. « Tu vas poser ce couteau et on va discuter ... » essaya t-il de dire les mains en l'air.

Mais Braddley semblait décidé, et il leva son couteau pour planter sauvagement le grand brun. Andrew poussa un cri « Non !! » et s'interposa en se plaçant devant son ami, son bras droit comme son défense. Le couteau de chasse fendit l'air, le temps sembla s'arrêta, et un filet de sang perla sur les pieds de l'infirmier. Une douleur aiguë s'échappa de sa gorge, alors qu'il plongea son regard dans celui du journaliste, le premier depuis cette nuit. Une blessure épaisse se forma le long de son avant-bras, et le sang continua de s'en échapper.

Braddley resta stoïque, puis il prit la parole en regardant son couteau. Réalisant peut-être ce qu'il avait fait ? « Tu l'aimes vraiment alors ? », lâcha t-il avec un énorme trémolo dans la voix. Il ne demanda aucune réponse, le grand blond reprit, son visage emplit de colère, et poussa violemment Andrew qui chuta contre Derek. Il prit la fuite aussi vite qu'il était venu sans dire un autre mot, mais en récupérant toutes ses affaires avec lui, et avant même que Sully' puisse avoir l'idée de se relever, il entendit la porte claquer.

Andrew ne réalisant pas encore que les évènements soient allés aussi loin, se releva, n'osant plus regarder son camarade. Le regard absent, il scruta le sang qui perla sur les affaires du journaliste et ne sortit qu'un faible. « Je suis désolé...Je suis entrain de te tacher de partout... », Drew' posa une main sur sa plaie, même si elle pouvait faire peur, son expérience en médecine le rassura; ce n'était qu'une blessure superficielle. Il se détacha de Derek, et enleva son tee-shirt pour couvrir sa blessure. Le garçon se sentait tellement honteux...Son tee-shirt devint rouge grenat, mais alors qu'il restait impassiblement de dos, il ne s'inquiéta pas pour lui. « Ça va ta main ? J'ai de la glace si tu veux... » demanda t-il tout simplement.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Mer 22 Déc - 2:05


« Mais laisse le donc s’exprimer, chéri » , lança Derek qui vint se mettre entre les deux personnes, sans quitter Braddley des yeux. Il ne voulait pas qu’Andrew s’y mêle, surtout que celui-ci en avait certainement assez fait. Ou pas, Andrew n’en avait surtout pas fait assez pour faire partir Braddley. « Toi, t’es du genre à prendre ce que tu veux, quand tu veux, j’imagine ?», continua-t-il, bluffant à son tour. « Pourquoi ? Tu es intéressé ? Tu veux prendre un ticket ? » Pas vraiment, mais ça pas la peine de le dire en tout cas, surtout qu’il voyait que cet idiot croyait vraiment à ce qu’il puisse être intéressé par lui. « Whao… c’est tellement viril et puissant », rajouta-t-il en voyant l’étranger bomber son torse sous ses doigts. « Je savais que cela te plairait, ma jolie ! » Franchement… il ne savait pas si c’était commun chez eux de parler ainsi, mais même s’il s’avérerait gay, hors de question qu’on lui adresse la parole de cette manière. En tout cas pas tant qu’il n’aurait pas donné son feu vert. « Exactement… ce que… j’aime… ! » « Et, bien on va s'amuser nous deux, laisse moi d'abord si tu as ce qu'il me convient dans le paquet... » Et bien là fallait pas rêver et Derek n’avait plus aucune envie de jouer aux petits intéressés. De même qu’il était hors de question que cet imbécile le touche. Alors, le journaliste le mit à terre, après violent coup de poing. « La prochaine fois que t’auras envie de baiser, je te conseille de ne pas penser à Andrew, pigé ? », lâcha-t-il furieusement en agitant un instant sa main, avec laquelle il venait de le frapper. Mais il n’y prêta pas plus attention et écrasa la tête de Braddley au sol. « T’es qu’une merde, tu le sais ça ? » Et la merde ça se trouvait par terre, là où ce salaud méritait largement d’être. Il n’arrivait toujours pas à comprendre comment Andrew avait pu être amoureux ou simplement intéressé par cette personne.

Morrison ne se calma pas, ni même en sentant la main d’Andrew sur son épaule. « Derek ? Calme-toi, s'il te plait...Il n'en vaut pas la peine. » Il s’en défit d’un coup d’épaule, ne voulant rien savoir d’Andrew pour le moment. Il était tout simplement blessé. Même s’il ne comprenait et ne voulait ni comprendre maintenant ce qu’il ressentait. « Habille toi et casse toi d’ici. La prochaine fois que t’importune Andrew, je ne serais pas aussi clément. » lâcha-t-il en lançant le t-shirt de l’imbécile à la face de celui-ci. Et de voir le nez en sang de Braddley, ne lui fit éprouver ni culpabilité, ni aucune satisfaction. Il voulait simplement que cette personne s’en aille, pour qu’il sache qu’Andrew soit tout seul, car il ne comptait pas rester tout de suite sur place. Il n’avait qu’une envie depuis qu’il les avait vu au sol, c’était de s’en aller.

« Vous me faites rire les lavettes ! Toi, mec ! tu frappes comme une gonzesse !! Et, saches qu'Andrew était ma pute bien avec toi » Derek serra son poing, se retenant, car même son coup de pied le démangeait. Mais il savait qu’il ne devait pas donner d’importance à ces paroles. « Et, qu'il le veuille ou non, nous deux c'est pour toujours » « Je t’ai dis de ne plus jamais l’approcher ! », lâcha-t-il tout de suite en s’approchant d’un pas de l’individu. Il était hors de question qu’il y ait quoi que ce soit entre eux ! Mais le fait qu’il se soit approché a donné occasion à Braddley de lui cracher dessus. Faisant un geste de recul, il passa rapidement le dos de sa main sur ses yeux pour s’essuyer. Mais du coup, il recula, en voyant que l’homme avait dégainé un couteau. « Alors ? Tu fais plus le malin ? Tu veux goûter à mes 30 centimètres, hein ? » Malgré le calme apparent de Derek, il n’était pas vraiment rassuré. Il n’avait pas envie que quelqu’un se fasse blesser, que ce soit lui ou Andrew. « Vraiment impressionnant de se cacher derrière un couteau… » dit-il, le regard sévère, mais à l’affut de tout geste de la part de Braddley.

« On va se calmer je pense...Tu crois pas que c'est un peu excessif ? Tu vas poser ce couteau et on va discuter ... » Derek lança un regard vers Andrew et tendit la main vers lui, ne voulant pas que le jeune homme s’approche, ayant bien vu que Braddley en avait après lui et non l’infirmier. Pourtant en voyant le geste de la tierce personne, Derek voulu l’éviter, mais ce ne fut sans attendre qu’Andrew se jette devant lui. « Non !! » Rien qu’en le voyant agir ainsi, le cœur du journaliste s’élança en lui. Il saisit le bras de son camarade, mais ce fut trop tard, l’entendant lâcher une plainte douloureuse. Son regard furieux, se posa sur Braddley, ayant pu lui faire payer ce geste, mais préféra vérifier que l’état d’Andrew ne fut pas alarmant.

« Tu l'aimes vraiment alors ? » Qu’était-ce comme question ? Mais peu importe, Derek captura Andrew dans ses bras pour le tenir loin de Braddley. En tout cas, heureux, que l’étranger s’en alla sans demander son reste. Derek n’aurait pas été encore patient bien longtemps, couteau en main ou pas.

« Je suis désolé...Je suis entrain de te tacher de partout... » Vraiment ? C’était tout ce qu’Andrew avait à lui dire ? Derek la lâcha et le laissa s’éloigner de lui, reculant lui-même jusqu’à l’encadrement de la porte. « Ça va ta main ? J'ai de la glace si tu veux... » « Non ça ne va pas ! », lâcha-t-il mais sans parler de sa main. « Oh et puis laisse », grommela-t-il mécontent en sortant de la chambre et se dirigea dans la salle de bain pour aller y fouiller un peu et trouver un peu ce dont il avait besoin pour soigner cette blessure.

Derek revint dans la chambre, laissant tomber ce qu’il avait en main sur le lit et saisit Andrew pour l’y faire s’assoir. Le regard fermé, il saisit le t-shirt du jeune homme pour voir la plaie, qui saignait toujours. Il tenta d’essuyer le sang, puis prit le désinfectant pour en imbiber du coton et nettoyer la blessure. « Je te laisse téléphoner s’il faut qu’on vienne te chercher ou te soigner davantage sur place. », dit-il en prenant le rouleau de bandage pour entourer la blessure de son camarade plusieurs fois et en couper ce qui était de trop. Le journaliste resta silencieux, ramassant ce qu’il avait ramené pour aller les ranger à leur place.

Sachant qu’Andrew était hors de danger et qu’aucun Braddley n’allait l’importuner maintenant, Derek alla vers son manteau et retira son paquet de cigarette pour s’en aller sans mot dire. Ouvrant la porte d’entrer, il la ferma un peu plus durement derrière lui et descendit les escaliers jusqu’à l’entrée de l’immeuble et de sortir devant la porte. Portant une cigarette à ses lèvres, il sortit son briquet du paquet pour l’allumer, puis le rangea à sa place pour ensuite mettre le paquet dans la poche arrière de son pantalon.

Le journaliste fit quelques pas en avant, sentant tout de suite la pluie lui coller la chemise sur sa peau. Ses cheveux suivirent le même sort en retombant sur son front. Mais malgré la pluie, il alla s’assoir au petit muret qui délimitait le territoire du bâtiment. Il prit sa cigarette en main, laissant la fumée s’échapper de son nez doucement. Se penchant en avant, il posa son front sur sa main, dont le coude était posé sur sa cuisse. Il continua à fumer sur place, se demandant encore pourquoi les choses venaient de tourner ainsi. Tout lui semblait bien trop chambouler. Il… n’aurait pas du réagir ainsi. Mais il ne comprenait pas pourquoi ça le décevait autant, ni pourquoi ça le dérangeait.

Derek resserra fortement ses doigts sur sa tête, serrant en même temps les yeux, en passant sa main qui tenait la cigarette par-dessus, pour retirer les larmes qui s’en échappaient. Il en avait assez de ces questions… surtout de cette peur qu’il avait ressentie, celle de pouvoir le perdre. Il laissa la cigarette entre ses lèvres, et passa ses mains sur ses cheveux, se penchant en avant, et tenter de se calmer un peu. Il ne voyait pas pourquoi, il était là… ni a quoi il se serait attendu. Il n’en savait rien et pourtant ça lui faisait mal.

Le journaliste laissa tomber la cigarette au sol, et passa sa chaussure dessus pour l’éteindre. Il inspira alors bruyamment en levant son visage au ciel, laissant l’eau lui tomber dessus. Derek passa sa main sur son visage, soufflant comme pour se débarrasser des sentiments qui étaient incompréhensible en lui.

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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut un début à tout [Terminé] Mer 22 Déc - 3:53

Braddley avait enfin décidé de prendre la poudre d'escampette, blessant au passage Andrew en voulant frapper le journaliste au visage. Le garçon ne pouvait pas laisser celui pour lequel il avait des sentiments être atteint. C'était pas du courage, non, car cela aurait pu finir très mal, c'était juste de inconscience. Il n'avait pas réfléchi un seul instant, il n'avait que son cœur et ne regrettait pas son geste.

« Je suis désolé...Je suis entrain de te tacher de partout... » dit Andrew, sentant bien dans le regard de Derek, qu'il attendait une autre entrée en matière. Une explication surement...Mais il sentait tellement honteux, et si fautif, que le garçon préféra mettre de la distance en s'éloignant. Il s'était bien sûr, entre temps occupé de couvrir sa plaie avec son tee-shirt de quoi commencer à arrêter le saignement. « Ça va ta main ? J'ai de la glace si tu veux... », c'était pas ce qu'il voulait lui demander mais c'est les seuls mots qui sortirent de sa bouche. Mais ce qu'il voulait savoir c'était comme il allait, si voir ce triste spectacle de sa vie, avait heurté leur amitié ? « Non ça ne va pas ! », Andrew déglutit, sachant pertinemment qu'il ne parlais pas de sa main.

Il l'avait déçu ! Rien de surprenant après le passage de Braddley et de ses révélations peu flatteuses. Le futur médecin la gorge serré, essaya de s'excuser. « Je suis... » « Oh et puis laisse » , alors il ferma sa bouche. Drew' regarda Derek sortit de la chambre, et il tomba sur le bas du lit. Il faudrait s'occuper de sa blessure, son tee-shirt tout blanc ayant prit une couleur rouge écarlate. Sully' sentait la douleur le long de son bras, mais ce qui faisait le plus de mal, c'était que le reporter est pu entendre toutes les horreurs de son ex-amant. Quel image son camarade allait avoir de lui ?

Un gay dont la vie ne tourne qu'autour du sexe ? Qui ne peut pas attendre une journée sans tirer son coup ? Mais ce qui faisait le plus mal dans tout cela, c'était d'avoir pu avoir été amoureux de Braddley. D'avoir attendu pendant cinq ans cette homme qui était prêt à le violer à même le sol...Un homme qui était prêt à sortir une arme pour blesser...Tout était terminé ? Le futur médecin qui pensait pouvoir un jour séduire Morrison, comment pouvait-il le plaire après cela ? Il se leva pour voir ce que faisait Derek, il avait besoin de le voir, de s'expliquer. Cependant, il le devança et revint dans la chambre avec tout le matériel nécessaire pour le soigner.

Andrew retomba sur le lit, se laissant faire, alors qu'il cherchait comment commencer. Il laissa le grand brun retirer le tee-shirt sur son bras. Les mots ne venaient toujours pas, mais le garçon le regarda avec des yeux humides, tellement désolé de lui avoir imposer ce spectacle. « Je suis désolé Derek...Tu dois avoir une image de moi maintenant ? » , mais comme seule réponse, c'est le coton sur sa plaie imbibé de produit désinfectant qui lui coupa toute envie de parler pendant un instant. « Je te laisse téléphoner s’il faut qu’on vienne te chercher ou te soigner davantage sur place. » Ah ? c'est tout ce qu'il avait envie de lui dire ? Drew' le regarda s'occuper de lui en entourant un bandage autour de sa blessure. Mais, lui, il ne voulait pas s'occuper de son entaille, il voulait surtout savoir ce qui pouvait se dérouler dans la tête de son ami. Et, est-ce qu'il était toujours son ami ? « Je voulais pas le laisser rentrer, je te jure. Mais on a sonné à la porte, et je pensais que c'était toi. Je me suis pas méfié et j'ai ouvert...Je voulais pas coucher avec lui, je suis pas comme cela. Il m'a piégé ! Il faut que tu me crois... » essaya de se justifier le garçon.

Après avoir terminé sa tache, Andrew pensait que Derek allait lui répondre mais il préféra quitter la chambre pour attraper son manteau, et en tirer un paquet de cigarette. Il n'allait pas partir ? Il n'allait pas le laisser comme cela ? Il le détestait ? Et, pour l'avoir suivit dans le salon, et jusqu'à sa porte d'entrée, l'infirmier l'interpella. « S'il te plaît, regarde moi Derek ! Dis quelque chose, n'importe quoi ! Je suis pas comme Braddley m'a dépeint, je te le jure...Ne me détestes pas... », mais la porte claqua quand même, Sullivan se retrouva seul les larmes aux yeux et le cœur en vrac.

« Ne me laisses pas... », mais ses mots là, il était trop tard pour que son ami les entendent. Il marcha lentement vers la cuisine, s'occupa d'arrêter son plat qui mijoté, sa surprise pourrait maintenant finir à la poubelle maintenant. Mais, il n'avait pas la force de s'en occuper ce soir, le garçon ne voulait plus qu'une chose se coucher. Il laissa donc les casseroles et ses plats le temps d'une nuit. Drew' se traina avec difficulté jusqu'à son lit. Est-ce que son ami allait revenir ? C'est qu'il n'avait pas prit ses affaires, mais cela ne voulait rien dire. Est-ce qu'il devait l'attendre ?

En tout cas, il n'avait plus envie de discuter, il passa par la salle de bain pour avaler plusieurs anti-douleurs et somnifères, il clopina ensuite jusqu'à sa chambre et roula sur les couvertures, sans se changer, sans se laver, tout cela attendrait demain. Sully' avait sa main sur le bandage qu'avait fait le grand brun, c'était peut-être la dernière chose qu'il ferrait pour lui ? Alors, jamais il ne le retirait...Les images de cette altercation tournèrent en boucle dans sa tête, les mots de Braddley cognant dans sa poitrine comme des placards. Son ex-amant avait raison ce n'était qu'une pute, et pour les garçons comme lui, trouver l'amour était impossible.

Il n'avait plus qu'une chose à faire, fermer les yeux, et sans vraiment contrôler son propre corps, des larmes inondèrent son oreiller. Heureusement, le sommeil arriva plus rapidement que prévu grâce aux médicaments. Le noir recouvrit ses rêves, le désespoir remplaça tout ses espoirs en un seul instant. Tout ce qu'il avait pu imaginé pour lui et Derek, s'envoleraient à son réveil comme ses larmes qui auront séchées au première lueur du jour...
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Parce qu'il faut un début à tout [Terminé]

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